“Papoooooooo,
T’avaiiiiiiis promiiiiiiiiiis !!!!!”
Oui, bon.
C’est sûr.
Sous prétexte de faire passer la pilule du déménagement, ça fait quatre mois qu’on les saoule avec des histoires d’animaux d’Afrique…
De lions, d’éléphants, de zèbres, de girafes, tout ça.
Alors ‘fallait bien s’attendre à un retour de bâton.
Une semaine sur le sol sud africain et toujours pas de grosse bête en vue…
Intolérable évidemment pour nos deux Juju dont les regards noirs de reproches en disaient long sur leur déception bien légitime…
C’est pas trois phoques et quelques centaines de pingouins qui allaient leur faire perdre de vue l’essentiel.
Nous avons donc décidé d’obtempérer et de clore le sujet une bonne fois pour toute :
Dimanche matin, debouts à 05:45 pour faire les 150 kms qui nous séparent d’une des plus proches réserves naturelles du Cap : La Réserve privée d’Aquila.
La route pour y accéder est absolument magnifique : long ruban d’asphalte tracé au milieu des montagnes, il n’y a presque personne et on se sent vraiment seuls au monde !
Les paysages sont très européens : par certains aspects, ils font penser à la France, au Vaucluse par exemple : lumière claire et pure, grands champs d’arbres fruitiers, de vignobles, et d’oliviers, longues chaines de montagnes qui paraissent presque bleues…
A d’autres moment, on se croirait dans les Alpes avec de grandes vallées plantées de conifères.
Quelques kilomètres plus loin, ce sont de profondes gorges et des canyons qui rappellent les Etats Unis ou le Mexique.
Les nuages de coton s’accrochent aux montagnes leur faisant de jolies perruques !
Le sentiment d’infinité et d’immensité est incroyable, c’est vide et sauvage et en même temps, très travaillé par l’homme… Surprenant !
Bon, bien sûr, quand des babouins se mettent à traverser l’autoroute, on est vite rappelés à la réalité africaine !
Le lodge est perdu au milieu des montagnes.
Il a été construit il y a une dizaine d’années sur les fonds privés d’un passionné qui l’a créé, ainsi que la réserve qui l’entoure.
J’ai cru comprendre que la différence entre une réserve et un parc est que la première est relativement récente, petite en terme de surface (ici, 7500 hectares), avec un nombre d’animaux limités, partiellement nourris, et a vocation sur le très long terme à d’agrandir pour devenir un parc sauvage où la nature reprend entièrement ses droits.
L’endroit est ravissant.
On peut y passer la journée et même y dormir une nuit.
Il propose pas mal d’activités en dehors du safari : piscine, balades à cheval, en quad et même en hélicoptère (hum, pas très écologique…), etc.
C’est assez sympa comme première approche pour des gens qui n’ont jamais fait de safari ou pour des enfants en bas âge qui ne peuvent pas se concentrer une journée entière pour chercher une oreille de lionne qui dépasserait d’un buisson :
On est assuré de voir les Big Five, les cinq “grands” que tous les touristes recherchent : le lion, le léopard, l’éléphant, le rhinocéros et le buffle.
Bien sûr, la recherche n’est pas aussi magique et excitante que dans un parc, où la chance de tomber sur les cinq le même jour est très rare… Et le plaisir de le vivre d’autant plus fort !
Mais cela demeure intéressant, notamment leur centre de soin qui sauve des animaux blessés ou des espèces en danger, le temps de les rendre à la nature.
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| Pour préparer les enfants à ce qu’ils font voir, le parc regorge de sculptures d’animaux ! |
Bien sûr le magnifique paon qui règne en maître sur le lieu a beaucoup impressionné les enfants, surtout lorsqu’ils ont cru pouvoir décider du moment où il ouvre ou ferme sa longue traine :
Trystan a tapé dans ses mains par hasard et la gentille bête s’est exécutée en refermant son appendice. Dès lors les garçons se sont évertués à applaudir comme des possédés espérant qu’il obéirait…
La promenade sur les pistes sèches de la réserve a duré près de trois heures, à bord d’un beau camion kaki.
Naturellement, Trystan s’est rapidement équipé :
Et le tour a pu commencer !
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| Les Springbok, sortes de gazelles locales. Y’a pas d’impala ici. Et des zèbres. |
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| “Mais viens iciiiiiii madame Giraaaaafe !!!” |
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| Les buffles. Attention ça voit quedalle mais ça renifle de loin. Super dangereux. |
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| Heuuu… Non mais… On n’fait qu’passer… Du calme. |
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| “Mamaaaaaa !! C’est mon Babar !!!!” Moouiii… En légèrement plus gros, juste. Et sans veste verte. |
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| TROP TOOOOP ! |
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| “Regaaaaaarde les yiooooooons !!!” |
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| L’infirmerie, avec le léopard. Mouiiiii… Tu sais quoi chéri, on va pas rester là trop longtemps, hein. Quand même. Ça grimpe aux arbres et le long des grillages ces jolies p’tites choses là… |
Avant de rentrer, rapide pause :
On a pris l’apéro, au milieu des montagnes désertiques.
Vin blanc du vignoble d’à côté et jus de raisin pour les Jujutrépides :
La vie est vraiment belle.




















































































