Depuis notre arrivée à Cape Town,
et jusqu’à notre emménagement récent,
et jusqu’à notre emménagement récent,
Signal Hill, la petite colline au pied de laquelle était situé notre hôtel.
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| On le voit bien, depuis le Waterfront. |
Cette petite colline n’est pas très élevée, à peine 350 mètres au dessus du niveau de la mer.
Elle offre une belle vue sur la ville.
Mais c’est aussi un angle de vue inhabituel sur la Montagne de la Table :
Et le City Bowl (centre ville) de Cape Town :
Il reste encore quelques pins sur ce petit mont, héritage importé de Hollande lors de la colonisation, mais que le gouvernement fait disparaitre peu à peu, au profit d’un retour vers le bush endémique naturel à la région.
L’objectif étant de limiter les feux qui prennent si souvent en été dans cette forêt “artificielle”, bien que plusieurs fois centenaire.
Signal Hill doit son nom au sémaphore qui fût initialement posé par les Hollandais sur le sommet pour avertir les navires à l’approche de la ville, concernant les conditions météorologiques par exemple.
Le lieu abrite maintenant le Noon Gun, une ancienne batterie d’artillerie britannique qui servait à donner l’alarme quand un navire était en danger et à organiser les secours.
Chaque jour à midi une salve est d’ailleurs tirée pour synchroniser les chronomètres de marine de la ville.
A la fin du mois de novembre 2014, une installation d’art contemporain y a été installée : the “Sun Star”, l’étoile du soleil.
En 2014, Cape Town a été désignée World Design Capital, sorte de prix qui récompense les capitales du monde qui reconnaissent et utilisent le design et l’art contemporain comme un outil pour leur développement social, culturel et économique.
Plus de 460 projets ont ainsi été mis en place cette année.
A cette occasion, l’artiste sud africain Christopher Swift a imaginé cette installation comme un phare qui guiderait les capetowniens et les visiteurs.
Une veilleuse qui célèbrerait les 20 ans (1994-2014) des premières élections parlementaires non raciales au suffrage universel, la fin réelle de l’apartheid et la naissance de la démocratie en Afrique du Sud.
Symboliquement placé sur cette colline en référence à son nom et son ancien rôle, il est le signal contemporain posé en face de Robben Island, cette île où de nombreux prisonniers politiques et notamment Nelson Mandela ont été privé de leur liberté et de leur vie durant des décennies.
Etoile et lueur d’espoir face à la barbarie et au racisme, les barrières qui entourent cette construction temporaire d’aluminium fonctionnant à l’énergie solaire, sont celles-là mêmes qui ont servi dans la prison où Madiba a passé 18 ans de son existence.
Aujourd’hui entremêlées, tricotées comme les liens qui unissent les divers populations de la Nation Arc-en-Ciel, elle sont devenues un symbole de paix et de solidarité. Beau pied de nez à leur fonction originelle.
De ses 24 mètres de haut et avec ses 8 branches, elle illumine donc le ciel de la ville chaque soir.
Les Jujutrépides ont bien sûr longuement admiré l’oeuvre.
Mais ce qui les a le plus amusés, naturellement, ce sont les “Patates-Tomates”.
Comprendre : les pommes de pin.
Ils ont découvert que certaines étaient entières et d’autres déjà rongées.
Trystan m’a alors littéralement soufflé en me disant : “ce sont les zécureuils mama qui l’ont mangée ?”
Je ne lui en avait jamais parlé avant…
Ça doit encore être un coup (brillant) de leur super école.














































































































































































































































