Découvrir l’exposition Toutânkhamon

Cape Town, c’est petit.
Finalement. 

Mais on ne s’y ennuie jamais.


En dehors des beautés naturelles et culturelles permanentes et inhérentes à la ville, nous avons la chance de recevoir régulièrement de grandes expositions internationales.

L’an passé, l’exhibition LEGO avait eu son petit succès auprès de nos Jujus.

Cette année, nous avons eu le plaisir de découvrir la fameuse rétrospective “Toutânkhamon, sa tombe et ses trésors”
Celle-ci fait le tour du monde depuis 2008 et a été présentée partout en Europe, aux Etats-Unis, en Corée et en Afrique du Sud (où elle s’est achevée hier). 
Ses prochaines destinations sont le Michigan aux Etats Unis et l’Allemagne (Dresde). 

Cette exposition est originale et extraordinaire à plus d’un titre : 

D’abord parce qu’elle réunit plus de 1000 reproductions fidèles, façonnées par des artisans locaux, selon les techniques de l’époque, des objets et trésors retrouvés dans la tombe du fameux roi égyptien.
(Il était devenu trop dangereux de transporter les originaux.) 

Ensuite parce qu’elle est racontée (audioguide) par une voix personnalisant Howard Carter, le découvreur de la tombe, comme si nous suivions les traces de ses recherches, jusqu’à son apogée et la découverte du tombeau, ce qui rend la visite tout à fait palpitante : presque comme la lecture d’un polar. 

Et pour finir, parce que les supports de présentation de cette exposition sont aussi inédits que divers : objets, statues, maquettes, peintures, vidéos, projection en 3D, reconstitution faciale… Tous liés par la trame de la fascinante légende de ce roi longtemps oublié de l’Histoire. 

Pour les fans d’égyptologie, voici donc un petit condensé de cette merveilleuse aventure : 

En 1922, après 20 ans de travail acharné, le français Jean-François Champollion déchiffre enfin la clef de la lecture des hiéroglyphes, grâce à la fameuse Pierre de Rosette, traduction trilingue (égyptien ancien et moderne mais surtout grec ancien) d’un décret officiel. 

La même année, Howard Carter – simple dessinateur anglais débarqué en Egypte à 17 ans et rapidement promu inspecteur général du Service des Antiquités Britanniques à l’âge de 25 ans, avant de devenir guide touristique, puis de s’assurer du soutien d’un riche lord anglais qui financera ses fouilles – découvre enfin la tombe de Toutânkhamon. 
Petit fils du grand roi Amehotep II et fils d’Akhenaton, connu pour avoir tenté d’imposer un bouleversement religieux monothéiste en Egypte, la vie de Toutânkhamon (seconde moitié du 14ème siècle avant JC), est longtemps restée inconnue de l’Histoire, son successeur Horemheb ayant fait raser et détruire toutes les traces de son éphémère règne. 

C’est cette statue exceptionnelle, dont le nom du pharaon inscrit au dos semble avoir été oublié par inadvertance, qui a permis à Toutânkhamon de retrouver sa place dans la longue et riche histoire égyptienne. 

La tombe du jeune roi, mort avant ses 20 ans dans des circonstances incertaines – les spécialistes s’accordent aujourd’hui sur un accident de char lui ayant infligé une blessure fatale au genou gauche – est longtemps restée cachée dans la Vallée des Rois : mort inopinément, sa tombe n’avait pas encore été préparée et il semble qu’il ait dû être inhumé dans un tombeau prévu initialement pour une personnalité de moindre rang. 

Voici une maquette de son organisation en 4 chambres : 
Une reconstitution minutieuse, basée sur les photos prises par l’équipe d’Howard Carter a permis de recréer à l’identique ces 4 pièces : 

Après un corridor de 16 pas, une porte celée bloquait l’entrée à l’antichambre, pièce toute en largeur et peu profonde, aménagée avec 3 lits royaux utilisés lors de l’embaumement du roi et chargés d’objets et produits nécessaires au défunt pour son voyage vers l’au-delà : vaisselle, nourriture, chars démontés, tables, chaises, coffres, habits, souliers, armes, statues effigies de ses domestiques, miniatures de bateaux et de barques, etc. 

Derrière cette pièce, une annexe complétait cet impressionnant équipement.
Il semblerait qu’elle ait été violée peu de temps après la fermeture de la tombe par des pilleurs, probablement dérangés par les gardiens de tombes, car elle a été abandonnée en désordre. 
Quelques exemple d’objets retrouvés là :

A droite de l’antichambre, deux statues géantes, effigies de gardes interdisaient l’accès à la troisième pièce : la chambre mortuaire du roi, celée de l’extérieur:

Les murs de cette toute petite pièce (6 mètres par 4 et un peu plus de 3 mètres de hauteur), étaient entièrement peints de fresques retraçant le cheminement du roi après sa mort : 

La cérémonie du transport du défunt de la ville au tombeau, à plusieurs centaines de km, dans la Vallée des Rois. 
Cérémonie du passage vers l’éternité 
Accueil du défunt dans l’au-delà, par les principales divinités de la mort
Cette pièce comprenait un énorme coffre exceptionnel : une sorte de boite façon poupée russe, qui renfermait 3 autres caisses, aussi sublimes que fabuleusement décorées à la feuille d’or ou même en or massif, et en granit. 
Sorte d’allégorie du chemin de résurrection du pharaon, qui devait passer de nombreuses étapes jusqu’à accéder à l’éternité. 

Ces boites sont couvertes d’inscriptions magiques cryptées par les prêtres égyptiens,
et le secret de la vie après la mort n’a toujours pas livré ses secrets. 
A l’intérieur du dernier caisson en granit, le double sarcophage royal, 110 kg d’or massif…

Renfermant une dernière enveloppe en or, incrustée d’innombrables pierres précieuses :

A l’intérieur, la momie… carbonisée par ce qui semble être une auto-combustion chimique naturelle, provoquée par les produits utilisés lors de l’embaumement. Elle était positionnée selon des rites extrêmement précis, entièrement recouverte d’ornements et de centaines d’amulettes magiques censées protéger le corps du pharaon, celui-ci devant impérativement rester intact pour permettre à l’âme et au corps de se réunir, chaque nuit, et ainsi prétendre à l’éternité… 

Le masque funéraire de Toutânkhamon, probablement la pièce la plus connue du trésor du roi, d’une impressionnante modernité : la coiffe or et bleu symbolisant le ciel et les rayons du soleil, le cobra et la tête d’aigle, puissants gardiens de l’intégrité du Roi, la barbe attribut symbolique de Pharaon, les pierres précieuses, aux pouvoirs protecteurs…
Dernière proposition de reconstitution faciale de Toutânkhamon.

Et enfin, la dernière pièce du tombeau, le trésor du pharaon : bijoux, armes d’apparat, objets et statues en or…
Parmis ces centaines d’objets, un dernier caisson en or massif, renfermant les canopes (vases contenant les viscères du pharaon). 

Une merveilleuse manière, pour les grands et les petits – puisque ceux-ci disposent d’audioguides aux explications simplifiées et adaptés à leur âge – de découvrir ou redécouvrir un aspect passionnant de l’histoire égyptienne. 

Les Jujutrépides braai pour le Heritage Day !

Hier, c’était férié, 

ici, en Afrique du Sud. 


Car le 24 septembre est un jour spécial !

C’est le Heritage Day, aussi appelé Braai Day. 

C’est une journée importante et très emblématique de la Nation Arc-en-Ciel :

Initialement, elle s’appelait Shaka Day, en commémoration de ce roi Zulu éponyme de la fin du 18ème siècle, mort à cette date et qui avait réussi le tour de force d’unifier de nombreuses tribus irrémédiablement ennemies, de la zone où il régnait. 
Jusqu’en 1995, ce jour était donc surtout célébré au KwaZulu Natal, la région d’origine de ce roi. 
Mais à la chute de l’Apartheid et l’instauration d’un nouveau régime de réconciliation, il a été décrété que cette journée deviendrait aussi celle de la célébration de la diversité du pays, le jour de commémoration d’un héritage culturel aussi original que complexe et varié, une journée où tous les Sud Africains pourraient se sentir concernés.
Sous le patronage de l’archevêque Desmond Tutu, il fût ensuite décidé que le fameux braai, le nom donné en afrikaans au barbecue, véritable institution sociale dans le pays, serait un bon symbole de cette union retrouvée.

L’équipement basique pour cette journée.
(Pour preuve de l’engouement de cette pratique : quelques jours à peine après être arrivée l’année passée, je recevais déjà des publicités ciblées sur le sujet !)
Pour les gants de braai
Naturellement certains ont grincé des dents, arguant que cette tradition était l’héritage des Blancs Afrikaners, et que cela faisait passer au second plan l’histoire initiale, indigène, de cette journée. 

Mais globalement, celle-ci a été adoptée et est vraiment suivie dans tout le pays : le 24 septembre, en reste en famille, chez soi, et on BRAAI. 
(A ne pas confondre avec le verbe brailler, donc.)

Naturellement, toujours adeptes de l’intégration maximale, nous avons  – nous aussi – honoré le Heritage Day avec nos Jujutrépides, qui n’ont vu aucun inconvénient à l’idée de s’enfiler un bon kilo de viande de boeuf grillée en ce jeudi matin ensoleillé.

Equipé depuis la première heure en barbecue ultra perfectionné – les puristes diront “BBQ de touristes”, puisqu’il est à gaz et non à braises, comme le veut la tradition locale – le papa des garçons s’est donc lancé dans la cuisson culturelle : 

Naturellement, même en cette fin d’hiver, il s’agissait de respecter les traditions sud’Af’ jusqu’au bout, en terminant le déjeuner par une bonne glace : 

Avant de regarder la journée s’écouler tranquillement et le soleil se coucher sur l’océan Atlantique. 

Ça a du bon aussi, les jours fériés en Afrique du Sud. 

Découvrir la randonnée de Sandy Bay

L’un des grands plaisirs 

de vivre à Cape Town, 

c’est aussi de pouvoir 

faire des randonnées exceptionnelles. 


Celle-ci est amusante puisqu’elle surplombe… Une plage nudiste. 

Ah bah voilà, j’ai votre attention maintenant ?!

Plus sérieusement : 
Au sud ouest de Cape Town, se trouve la zone du Karbonkelberg, sorte de petit pic qui domine Hout Bay et offre un panorama saisissant sur la Montagne de la Table, Lion’s Head et le petit Lion’s head.


Le départ se fait à partir de l’arrière de Hout Bay, et ses splendides dunes immaculées : 

Sandy Bay, la plage de sable fin qui s’y trouve, est magnifique et très sauvage, car accessible uniquement par bateau ou par les sentiers de marche :


Un circuit composé de petits sentiers en hauteur et longeant la côte atlantique, traverse toute la zone, offrant des spectacles naturels grandioses :

Au bout du chemin, se trouve la Péninsule d’Oudeschip (“vieux bateau” en Afrikaans) : 

Sorte de petite crique sauvage, l’eau y est cristalline :

Comme son nom le laisse penser, plusieurs épaves de navires se trouvent ici, figées par le temps :
Les intempéries sont parfois terribles dans cette zone du Cap, d’ailleurs initialement baptisé Cap des Tempêtes, et ont provoqué au fil des siècles des centaines d’épouvantables naufrages. 
Malgré les instruments modernes, il arrive encore que certains bateaux soient pris dans des courants incontrôlables et viennent s’écraser sur les côtes. 

C’est le cas du Harvest Capella, bateau de pêche sud africain échoué là en 1986. 

Mais aussi du BOS 400 (Bouygues Offshore Service, cette ancienne branche de la société Bouygues, spécialisée dans les activités para-pétrolières), échoué ici en 1994, par dessus les restes du SS Oakburn, un très vieux cargo à vapeur anglais écrasé là en mai 1906, égaré par les brouillards de l’automne austral. 

Ses épaves sont bien visibles depuis la rive, mais peuvent aussi se visiter lors de plongées sousmarines, sur demande spéciale. 

La flore n’est pas en reste dans ce petit paradis naturel :  

Il faut compter entre 3 et 5 heures de marche (si vous restez pour un picnic ou pour nager) pour compléter cette magnifique balade. 
Bonne route !

La peau du ZERBE

Le DRAME.

En fujicolor. 

ENORME. 


Totalement inattendu. 

Incompréhensible. 

Je vous explique : 

En fait, la semaine dernière, Patrick et moi nous sommes offert … 
Un tapis en peau de zèbre naturelle.

Nota bébé 1 : Oui je sais. Mais vous énervez pas comme ça,  c‘est très courant ici en Afrique du Sud, et le commerce de ces peaux est totalement légiféré, organisé et surveillé.

Nota bébé 2 : En plus, y’en a des MILLIONS des zèbres, c’est pas comme les lions, les rhinos ou les pauv’ léopards, voyez. 

Bref, c’est pas l’propos. 

Nous l’avions installée dans la maison, en l’absence des Jujutrépides.
Et c‘est au retour d’école, que la tragédie tancrèdienne a eu lieu :

Mon fiston chéri s’est dirigé vers le salon comme à son habitude, pour ressortir sur la terrasse et entamer sa seconde partie de journée, essentiellement axée autour de la chasse à l’escargot dans le jardin. 

Il s’apprêtait à descendre les trois marches qui mènent en contrebas lorsqu’il s’est figé. 

Totalement immobile. 

Cela a bien duré 15 ou 20 secondes, interminables.

Il a ensuite dévalé le perron, s’est avancé jusque devant la peau, l’a observée avec ce qui m’a semblé être (de dos) une grand stupéfaction. 
Puis il s’est brutalement retourné, avant de se jeter littéralement sur moi EN PLEURS. 

De sincères et profonds sanglots se sont mis à le secouer, les larmes ont coulées telles des rivières débordant après l’orage… Epouvantables. 

Au début, je n’ai pas bien compris ce qui lui arrivait.

Juste que c’était grave.

Lorsqu’il s’est mis à me hurler dessus, j’ai enfin percuté : 

– ” Mais MAIS MAIS !!!! 
C’EST KO ÇAAAAAAAA (me montrant le tapis) ?!?!?!? 
C’est un ZERBE ??? 
POURQUOI IL EST TOUT MOOOOOOORT !?!?!”

(sanglots abominables) 

– “C’EST TOI QUI A TUÉ CE ZERBE ?!?!”
(tout en me frappant de ses petits poings) 

– “C’ETAIT MON AMI LE ZEEEEEERBE, passque les zerbes C’EST MES AMIS !!!!!”

– “TU ES UNE HORRRRRRIB’ MAMAAAAAAAN !!!!”

– “J’T’AIME PUUUUUUUUUUU et JAMAIS JAMAIS JAMAIS, JE VAIS TE RE-AIMER !!!!
Il s’est ensuite enfui dans sa chambre et s’est mis à pleurer à gros bouillons, inondant la moquette de ce chagrin venu du fond du coeur…

J’avoue, je me suis sentie bête. 
Devant tant de tristesse, l’idée m’a même traversée l’esprit que nous avions peut-être commis une erreur.

Il a fallu toute la diplomatie (non légendaire) de son papa, et près d’une heure de bercement dans les bras, pour venir à bout de ce qui semble être le plus gros chagrin de l’histoire jujutrépidesque. 

Son père – magnanime et FRANCHEMENT inspiré – en est même arrivé à devoir lui raconter une histoire rocambolesque de chasseur, bastionné par MAMAN – apparemment j’ai dû lui rappeler le gros panda de Kung Fu Panda, que nos fils nous forcent à regarder en boucle… – arrivée juste à temps pour sauver le troupeau de zerbes (donc), mais malheureusement trop tard pour sauver ce spécimen unique. Après mure reflexion, le cheptel, reconnaissant, a décidé de nous confier les restes de leur martyre qui, POUR CETTE RAISON, a terminé sa course sur les dalles de notre salon.

Bref. Il faut vraiment être un enfant d’à peine 4 ans pour croire et se sentir soulagé par une histoire pareille. 

M’enfin, globalement, perso, ça m’arrange d’avoir eu mon blason redoré aussi aisément. Car, pour une raison qui m’échappe, j’avais perdu beaucoup de points auprès de mon fiston adoré, en cette fin d’après-midi maudit, et cela m’avait peinée. 

Trystan de son côté, n’a pas semblé particulièrement perturbé par l’arrivée de l’animal rayé dans notre maison. 
Tout juste s’est il étonné de rencontrer un zèbre plat :

Il a ensuite immédiatement compris l’intérêt de ce nouvel accessoire, sur lequel il passe maintenant une bonne partie de ses fins d’après midi : 

La prochaine fois, nous y réfléchirons à deux fois avant de redécorer la baraque. 

MagicJujus

C’est ABSOLUMENT DINGUE

la rapidité avec laquelle 

les gosses peuvent changer. 


Je veux dire : du point de vue d’une maman, naturellement. 

Bien sûr, les papys, les mamies, les taties et les tontons qui habitent loin le diront aussi. Mais s’ils les voient tous les 6 mois ou tous les ans, c’est bien normal. 

Non, moi, je fais allusion aux RARISSIMES fois où, toi la mère, tu t’absentes une petite semaine et quand tu reviens, tu as presque l’impression qu’on te les a échangés avec d’autres modèles. 

J’exagère à peine. 

D’abord, ils n’ont plus la même bouille. 
Le radar-scaneur maternel ultra sensible repère immédiatement qu’ils ont grandi d’un quart de millimètre, que leurs cheveux ont poussé d’un nano centimètre, qu’ils ont un peu maigri (normal, la pizza ça nourrit pas, hein, papa !) et… Que quelque chose a changé : 

Ça doit être la période, mais je trouve que quelques jours suffisent pour que leur manière de parler évolue : ils articulent mieux, ils utilisent un nouveau vocabulaire, d’autres expressions… Ils ont de nouvelles attitudes aussi. Les progrès semblent quotidiens à cet âge. 

La semaine dernière par exemple, de retour après 6 jours d’absence, j’ai été littéralement agressée d’amour par mon fiston qui s’est jeté – il n’y a pas d’autre mot – dans mes bras pour m’embrasser, (Vous savez comme dans les films, avec le ralenti, vous voyez c’que j’veux dire ?), et qui s’est écrié : 

– “Mamaaaaaan, JE SUIS CONTENT DE TE REVOIR, tu m’as MANQUÉE, tu sais.”

La phrase tout à fait inédite qui te permets de découvrir, qu’en fait, au fond, ils t’aiment vraiment, tes deux insupportables grimlins qui n’aiment pourtant rien tant qu’à te rendre la vie impossible. 
Et puis, tu sens aussi, curieusement, qu’ils ont pris quelques gramme de maturité durant ton absence :
Arrivés à l’école le matin : 

– “MAMAAAAAn !!! Je veux te PRÉSENTER Azur.”

– “Heuuu ? Me présenter ? Azur ? Euuuh, comme le dragon bleu ?” 
(De l’histoire qu’on lit tous les soirs avant le dodo ?)

– “Mais non, ça c’est Azuro maman.”

– “Ah oui, pardon.”

– “Azur, c’est mon nouveau copain tu wois !

– “Oui je vois… Tu fais les choses bien maintenant mon fils !”

– “Oui… Et j’veux aussi que tu parles avec ma maitresse.”

– “Mais si tu veux, chéri. Elle est où ta maitresse ? “

– “Bah dans la classe, viens, SUIS-MOI.”
(Tiens, encore une nouvelle expression.)

– “Non passque tu sais, moi, j’aiiiime ma maitresse. Je veux lui acheter de la pizza.”

– “???!!!??!!?? De la pizza ? Mais pourquoi ?”

– “Parce qu’elle aime beaucoup ça.”

– “Ah bon ?!? Mais comment tu le sais !?”

– “Et bin quand on discutait, l’autre jour, elle me l’a dit.”

– “!?! D’accord, de la pizza, pourquoi pas !”
(c’est une attention comme une autre, après tout.)

– “Ah oui et on va lui acheter du vernis aussi pour ses lèvres.”

– “? Tu veux dire du rouge à lèvres Tancrède ?”

– “Voui, voilà, pour qu’elle soit ENCORE PLUS BELLE, ma maitresse.”

C’est là que j’ai percuté : il y a anguille sous roche, c’est sûr.

J’en ai eu confirmation lorsqu’avant de quitter la classe, il a pris grand soin de… FAIRE LA VAISSELLE.
(Pincez-moi, je rêve, quand je vois à à quel point leur faire ranger leurs chaussures à la maison tient déjà du miracle) : 


Je sais pas comment elle s’y prend cette maitresse… Mais elle est trop forte !

Cape Town vu du ciel

Ce weekend, j’ai probablement 

vécu la plus belle expérience 

et vu les plus beaux paysages 

de TOUTE ma vie. 
Ever.


Rien que ça. 

Pour fêter cette énième et vicieuse pige qui s’acharne chaque année à se rajouter sur mon gateau, ma tendre moitié a sorti le grand jeu : 
Une heure de vol en hélicoptère au dessus de Cape Town et de la péninsule du Cap. 

Un moment exceptionnel.
Grandiose. 
Inoubliable.
Incomparable. 

Et naturellement, les Jujutrépides étaient de la partie. 

Alors voilà, les amis, une petite retranscription de notre fabuleux périple, que je vous souhaite vivement d’avoir l’occasion et la chance de vivre un jour : 

Juste derrière le port du Waterfront, plusieurs compagnies disposent de flottes plus ou moins larges et proposent des vols en hélico, de quelques minutes à plusieurs heures. 
Notre tour s’est fait avec la plus grande d’entre elles, Sport Helicopters qui dispose de son propre héliport :

De nombreuses personnalités sont passées par là. Même Jack (qui apparemment s’était cassé la figure sur un tournage avant de venir) : 

Notre tour a ressemblé à une grande boucle, tracée autour de la péninsule du Cap : 

Les Jujutrépides, surexcités, comptaient les dodos depuis une semaine, attendant impatiemment “le zour de l’hélio”, et ont beaucoup soigné leur look “topgunjujus”, le jour J : 

Une fois sur place, ils ont trouvé que ça faisait quand même beaucoup de bruit : 

Trystan n’était pas vraiment rassuré en montant : 
Boah, ça m’dit rien qui vaille cette affaire…
T’es VRAIMENT sûr que ça ira, ‘pa ? 
Bon d’accord, si tu l’dis.
Tancrède, plus que jamais déterminé et intrépide, a défendu fièrement son statut de Jujutrépide. 

Seulement voilà, au bout de 10 minutes de vol, bercés par le trésautement de l’hélicoptère, nos Jujus… Ont gravement piqué du nez !
(Ça fait cher la sieste, mais il parait effectivement que c’est imparable chez tous les gamins, et même les adultes : les pilots sont épuisés en fin de journée.)

Les adultes, eux, en ont eu plein les mirettes : 

(Pas mal le pilot SudAf’, hein !)
 C’est parti, les amis !  
Le port de Cape Town et la Montagne de la Table dans le fond. 
Vue sur le centre ville et le stade olympique. 

Signal Hill et Lions Head, quartiers de Greenpoint, Seapoint, Fresnay.
Vue sur Bantry Bay, Clifton et Camps Bay 

La montagne des 12 Apôtres. 

Hout Bay
Noordhoek 
Et ses 8 km de plage de sable blanc. 
Kommetjie

Arrivée sur la Pointe du Cap, point mythique, le plus au sud de la péninsule. 

Voilà. 
Point le plus au sud, à partir duquel on remonte le long de l’est de la péninsule. 
Muitzenberg
Constantia
Retour au port de Cape Town
Atterrissage…

LA VIE EST TROP BELLE, en fait. 
Merci mon amour. 

Envie de tapas à CT ? Découvrez La Parada !

Manger au restaurant à Cape Town, 

c’est un bonheur. 

Tout est bon, à des prix défiant toute concurrence. 

Ça donne presque envie de sortir tous les jours. 


Les viandes grillées, les poissons et les crustacés, les sushis, les italiens, ou même les grands restaurants gastronomiques : vous en trouverez des centaines, je vous en parle souvent.
Mais parfois, on a envie de varier le type de cuisine.
Et là, la diversité n’est pas forcément au rendez-vous. 

Alors pour l’un de ces soirs où vous auriez envie d’un bon espagnol : voilà !
La Parada,  au 107, Bree Street, dans le centre ville, est un bar à tapas ultra convivial. 

La salle est très grande et chaleureuse, avec de grandes tables à partager :

Et les tapas sont vraiment très bons. 
Naturellement, le jamon y pan con tomate est présent à la carte…

Ainsi que le chorizo bien piquant, les patatas bravas, les pommes de terre à l’ail, les petits légumes à l’huile d’olive, les croquetas nature ou au jambon, les calamars grillés, frits, à l’encre…

Tous les classiques espagnols sont servis à cette très sympathique table, où le service est charmant. 

La sangria (uniquement à la carafe ! ), les mojitos et les caïpirhinias ne sont pas en reste et descendent… Tout seul.

En famille le midi le weekend, entre amis ou en amoureux un soir (attention, super ambiance, mais assez bruyant), ce restaurant se prête à tous les types de sorties. 

Buen provecho !

Les Jujutrépides découchent

Ce que je ne vous ai pas dit hier, 

c’est qu’une expérience aussi fabuleuse,
soyons lucides,  

avec des Jujutrépides, 

c’est pas jouable. 


Pour la première fois de l’ère Jujuesque (2011-2015) – hors grands-parents, et hors circonstances exceptionnelles type hospitalisation, naturellement – nous avons donc confié nos deux monstres… À des gens. 

Et pas n’importe quels Gens. 

Des personnes merveilleuses. 
Aimables, obligeantes, altruistes. 
Charitables, finalement. 
(Non vraiment, pour accepter de se coltiner nos Jujutrépides deux jours et deux nuits, ‘faut VRAIMENT être sympa.)

Bref, des amis. 
En fait. 
Alors j’ai fait le sac. 

Leur sac. 

Genre, les Jujus partent en voyage. 

Sans nous, donc. 

Franchement, ça m’a fait bizarre. 

Mais ce qui m’a fait encore plus bizarre, c’est cet instant étrange après les avoir déposés, au moment de leur dire au revoir et de leur rappeler l’essentiel…

(…
Règle n°1 : on obéit à la maman de Charlotte, POUR DE VRAI
Règle n°2 : on se comporte bien à table
Règle n°3 : on fait pipi DANS la cuvette et on pense bien à tirer la chasse d’eau après
Règle n°4 : on met pas le bazar dans la maison de la maman et du papa de Charlotte
Règle n°5 : on est gentils avec Charlotte
Règle n°734 : on laisse dormir la maman de Charlotte durant la nuit et quand on se réveille le matin à 6:12
…)

… Ils s’étaient déjà barrés observer le poisson rouge dans le salon, et ne semblaient pas le moins du monde avoir l’intention de venir faire le bisous-du-au-revoir. 

Au fond, c’est une bonne nouvelle, comme pour l’école
Mais côté parents… comment dire ?
Ça fait bobo-à-l’égo : il faut se rendre à l’évidence, on a beau croire le contraire, en réalité, c’est nous qui sommes dépendants d’eux. 

Bref, c’est pas l’propos. 

Naturellement, laissés entre de si bonne mains, nos Jujutrépides s’en sont donné à coeur joie pour montrer le meilleur d’eux-mêmes, et pour ne surtout PAS respecter les quelques règles énoncées ci-avant: 

# Manger proprement et de façon civilisée : 

# Etre gentils avec Charlotte : 
(Oui, c’est bien une fourchette avec laquelle Trystan menace cette pauvre petite) 

# Ne pas s’approprier les jouets de Charlotte sans son autorisation :

Oui, Tancrède vient bien de lui chourrer sa poussette.
# Ne pas mettre le bazar dans le bain :

# Se tenir correctement en toute circonstance

 # Discuter avec les gens qui ont la gentillesse de nous accueillir, ne pas s’isoler devant la TV :

Vraiment, ces amis, ils ont été gentils. 

Découvrir le Kruger Park et le Londolozi Lodge

Allez, 

aujourd’hui, 

on rêve un peu, 

d’accord ?


Le Kruger Park est immense. 
Avec ses 20 000 km2, c’est une véritable enclave dans le pays.
Situé dans le nord-est de l’Afrique du Sud, il est frontalier avec le Zimbabwe et le Mozambique.

C’est en 1896, sous l’impulsion du président Kruger, que fût approuvé le principe d’une réserve animale dans ce secteur devenu zone protégée en 1903.
Celle-ci devient officiellement “Kruger Park” en 1926 et a même été déclarée Réserve de Biosphère par l’UNESCO en 2001. 

Les fameux BIG FIVE – les cinq grands animaux que les touristes espèrent avoir la chance d’observer lors d’un safari – sont présents en nombre dans ce parc qui lutte férocement contre le braconnage : 
Lions, léopards, éléphants, rhinocéros et buffles.
Mais des milliers d’autres mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens contribuent aussi à faire de ce lieu exceptionnel, l’un des joyaux naturels du pays et fer de lance de l’éco-tourisme sud africain

Près d’une trentaine de camps publiques permettent d’accueillir les touristes de passage dans ce gigantesque territoire, ainsi qu’une vingtaine d’autres Lodges ou concessions privés, acquis au tout début du 20ème siècle par de courageux Afrikaners, venus mains dans le poches, boussole à la main et actes de propriété sous le bras – achetés pour une bouchée de pain à Johannesburg – s’installer dans ce qui était à l’époque une immense étendue infestée par la malaria, les crocodiles et les lions. 

Le Londolozi Private lodge est l’un de ces endroits uniques, où nous avons eu la chance de passer un weekend et d’effectuer un extraordinaire safari. 

La magie commence dès l’arrivée au Skukuza Airport, qui dessert le sud du parc, en fait, probablement le plus bel aérodrome du monde :

Il faut ensuite près de deux heures de piste en Land Rover safari pour atteindre le lodge. Celles-ci sont déjà l’occasion d’admirer un grand nombre d’animaux. 

Le Pioneer lodge, fondé en 1926 par les Varty, dont les descendants ont transformé la maison familiale en hôtel colonial d’exception, classé Relais&Chateaux, est à couper le souffle, niché au coeur du bush intense et sauvage :


La nuit, on s’endort bercé par le coassement des grenouilles et les sifflements des grillons, parfois recouvert par les cris des hyènes qui passent dans le secteur…

Tôt le matin, juste avant le levé du soleil, et en fin d’après midi, des pisteurs ultra expérimentés et des rangers aguerris à tous les minuscules chemins et sentiers les plus reculés du parc, vous embarquent pour un fabuleux voyage sauvage au milieu de la faune locale. 
Petit florilège :  

Singes Vervets
Oiseau Calao. 
Rollier à gorge lilas
Impalas, dont la spécificité est de faire de très longs et hauts bonds en l’air.
Mais aussi d’avoir les pattes postérieures dont les sabots viennent systématiquement se placer dans les traces des antérieures. Pour faire le moins de bruit possible et éviter d’attirer les prédateurs. 
Ignala.
Comme impala mais avec un gneu.
Dont la femelle (avec les rayure blanches) est complètement différente du mâle (derrière)
Gnou. 
Zèbre, donc.
Girafe.
Fun facts : 
– C’est le plus grand animal terrestre actuel, en terme de hauteur (jusqu’à presque 6m).
– Elle dort moins de 2 heures par jour et ne sait pourtant pas bailler.
– Son coeur, énorme pour réussir à pomper le sang jusqu’au cerveau, pèse plus de 10kg.
– Elle est le seul animal à pouvoir atteindre ses oreilles… Avec sa langue.
– Elle met bas debout. Le petit girafon se prend donc en moyenne 2 gros mètres de chute dans la tronche, dès la naissance.
La hyène
Fun facts : 
– Sa mâchoire est la plus puissance (rapportée à sa taille) des animaux terrestres. C’est d’ailleurs la seule à pouvoir broyer et avaler des os de girafe.
– A part la taille, il est impossible de voir la différence entre les males et les femelles.
Eléphants.
Ils sont actuellement en surnombre dans le parc et cette situation commence à poser un sérieux problème écologique, ces charmants pachydermes ayant pour habitude de déraciner les arbres en hiver, afin d’y puiser les nutriments absents dans l’herbe et les branches durant cette période. 
Le fabuleux rhinocéros noir, le plus martyrisé des animaux sauvages d’Afrique, essentiellement pour sa corne, revendue des fortunes en Asie… C’est le seul animal dont les rangers ne s’échangent pas la localisation par radio, lors des safaris, afin d’éviter que les braconniers ne leur tombent dessus.
Il n’y a aucune différence entre les noirs et les blancs, à part la longueur de la lèvre inférieure, beaucoup plus importante chez les blancs. 
Le léopard, bien caché dans ses broussailles, mais localisable à son cri très particulier. 
Le Roi de la jungle. Le lion.

Nous avons assisté à deux moments d’anthologie de la vie sauvage : 


Un lion male dominant dévorant une carcasse d’hippopotame tué la veille.
Attention, ‘faut avoir le coeur bien accroché.  

Bon bin, la tête c’est bon, c’est propre, on va pouvoir passer au reste…

Et la filature d’une troupe de 13 lions et lionnes, motivés par un immense troupeau de buffles, repérés à plus de 10 km de distance : 

D’un courage à toute épreuve, les buffles n’ont pas hésité à faire face, parfois seuls, puis à faire fuir et mettre en déroute les félins affamés… Moment d’interaction exceptionnelle entre la tactique solidaire des fauves et la témérité impressionnante des bovins…

Nous avons dû partir avant de savoir qui aurait le dernier mot… !

Une expérience à vivre absolument. 

Jujumanipulateurs

Voilà, ça y est. 

Nos Jujutrépides maitrisent
maintenant parfaitement 

la technique dite du
“chantage affectif”.


Cela fait quelques mois que je voyais venir l’affaire.

Mais leur méthode est maintenant bien rodée. 

Enfin… Rodée… 

Elle ne marche (presque) pas :

On ne peut effectivement pas parler d’efficacité, si l’unité de mesure de leurs infâmes intimidations émotionnelles s’évalue en litres de larmes versées par leur mère. En revanche, en terme de sourires en coin face à autant de mauvaise foi et de pressions psychologiques… il est probable qu’il faudrait leur accorder le mérite d’un incontestable talent.  

Tout commence en général par un refus de ma part : 
Enième morceau de chocolat juste avant de diner, coca cola au petit déjeuner,  cent quarante cinquième dessin de maison-avec-une-barrière-et-un-arbre-bleu, douzième histoire à lire avant le dodo, etc.  

Après les quelques secondes de stupéfactions réglementaires devant ce qui leur apparait – semble-t-il – comme un ATROCE acte de mutinerie parentale, la réaction est habituellement toujours la même : 


Crise de larme d’ampleur spectaculaire, aussi bien dans l’intensité des décibels que dans la stupéfiante rapidité avec laquelle de longs et humides sanglots s’emparent soudainement d’eux. 

C’est très impressionnant.
Vraiment. 

Qui ne connait pas l’engeance peut d’ailleurs s’y laisser prendre aisément. 
Certains jours, même moi, j’ai un doute. 
(Mais, en fait, non.)

A ce stade, j’ai généralement sorti un mouchoir en papier de ma poche, que j’applique alors consciencieusement sous le nez du martyre, dont les filets de larmes et de morve coulent déjà, comme par enchantement, à gros bouillons. 

Parfois, ça fait même des bulles, au bord des narines.

C’est là que débutent les récriminations, pratiquement incompréhensibles, dégoisées sur un ton monocorde trainant et haut perché, entre deux spasmes d’un réalisme saisissant. 
Grâce à un considérable effort de concentration, je parviens la plupart du temps à reconnaitre le cultissime et indémodable :

“‘D’TOUT’FAÇOOOOONT’ESPAAAAASZENTIIIIIIILLE!!!!!!”

Et sa variante : 

“‘D’TOUT’FAÇONT’ESQU’UNEMECHANTEMAMAAAAAAAN!!!!!!”

voire le : 

“‘D’TOUT’FAÇONT’ESQU’UNEMECHANTEGROSSEMAMAAAAAAAN!!!!!!”


(Ça, j’avoue, ça m’énerve.)


En général, l’affaire finit par se régler d’elle même, devant mon impassibilité sereine, voire mes ricanements non dissimulés.
Mais naturellement, mes abominables nabots ont plus d’un tour dans leur sac : 
comme les virus devenus résistants aux antibiotiques, ils ont fini par développer et endurcir leurs méthodes. 
Ils usent maintenant d’armes de perturbation massives, encore plus sophistiquées, et face auxquelles il est difficile de rester insensible :

Dans ce registre, nous avons le :

“T’f’açoooooon, c’est d’TAAAAAA FÔÔÔÔÔÔÔTE !!!!!!

Je dois avouer que j’en suis toujours surprise, car nous accusons rarement, et c’est une expression qu’ils ont très peu dû entendre à la maison. 

Plus insidieux, le : 

“Tu me faiiiiiiiis pas confiaaaaaaaance !!!!!”
(Lorsque je lui dis que 27 marshmallows, ça risque de lui faire mal au ventre.)

Reste l’arme fatale. 
A la limite du supportable. 
Celui qui nous arrache un petit bout du coeur à chaque fois qu’il est prononcé, même si l’on sait parfaitement qu’il n’est pas pensé… 

Le : “D’façooooooon, (puisque c’est comme ça), J’T’AIME PU’ !!!”

#IlsSaventSuperBienAppuyerLàOùÇaFaitMal
#CesPtitsSaligauds