Les Jujutrépides prennent leur première leçon de tennis

Je soupçonne leur grand-père

d’avoir attendu ce moment

durant les 4 dernières années.


Cet instant où il pourrait ENFIN mettre les Jujutrépides sur un court de tennis pour commencer à former la nouvelle génération !

Chaussés de leurs leurs souliers ultra rapides – souvenez-vous – de leurs tenues et de leurs casquettes, nos Jujus se sont donc prêtés au jeu de bonne grâce : 

Les détails d’intendance ont été réglés par le Papylo, si enthousiaste qu’il a fourni le terrain, les balles pour enfants – ultra légères – et même les petites raquettes adaptées à leur jeune âge :


Dès lors, la leçon a pu commencer. 
Bien sûr au départ, deux gosses d’un coup ça fait beaucoup. 
Il a donc fallu y aller par étape : 

“Euuuh… Comment on va faire là…”
“Bon alors Trystan attends-moi là, on commence avec Tancrède…”
“Allez, viens là toi…”
“Tu vois la balle là, ‘faut taper d’dans.”
“Quand je la lache, tu la frappes, okay ?”

“Oui, bon… On r’commence.”
“Allez, à ton tour.”
“Tu mooooontres la balle avec ton doigt !
Tu pousses la raquette vers ta droite, en miroir !
Tu fais pivoter la hanche !
Tu ne lâches pas la balle des yeux !
Tu laisses retomber le bras naturellement !
Avant de frapper la balle d’un geste ample !
TU COMPRENDS BÉBÉ !?!?

Malheureusement, et malgré tous les efforts du Papylo, la bonne volonté naturelle des Jujutrépides à ses limites.
(Réduites)

– “Mais Mamaaaaaaaan ! Pourquoi la balle elle s’en vaaaaaaaa !?!?!?!?!”

L’expérience ayant un peu tourné court – ahaha !… Court de tennis… Okay… – je dis que tous ces bobards concernant Nadal, génie tennistique qui aurait tenu sa première raquette à 6 mois et demi, c’est de la BLAGUE. 

Les gosses normaux, à cet âge, ils ont surtout envie de prendre la terre battue pour en faire des pâtés, comme à la plage. 

D’ailleurs, c’est ce qu’ils ont fini par faire. 

En revanche, que croyez vous qu’il se passât entre un Papylo compréhensif mais malgré tout pédagogiquement frustré, et un papa de jumeaux disponible ? Hum ?

Je n’ai plus qu’à trouver un terrain de tennis et un instructeur pour adulte à Cape Town maintenant… !

Les Jujutrépides au pays des lémuriens

Naturellement,

visiter Madagascar

sans rencontrer les lémuriens,

est inconcevable ! 

Il existe une dizaine de sous-espèces de ces animaux uniques et endémiques à l’île malgache.
Privés de leur habitat naturel par la déforestation et le braconnage ils sont en danger d’extinction mais restent présents dans de nombreux parcs et réserves du pays : Lémur Park, forêt primaire d’Andasibe
Ayant visionné le film d’animation Madagascar et fredonné au rythme du fameux King Julian probablement quelques centaines de fois déjà, nos Jujutrépides attendaient donc fébrilement le moment de cette étonnante rencontre. 

Ils n’ont pas été déçus. 

Et leurs parents non plus. 

Petit florilège de nos entrevues “lémuriennes” !

Propithèque ou Sifika de Coquerel

Il vient du nord ouest de Madagascar, il se déplace sur ses deux jambes en pas chassés très caractéristiques qui lui ont valu le surnom de “danseur”.

Ses extrémités ressemblent étrangement aux mains – aux doigts opposables et munis d’ongles – et aux pieds humains. 
Il mesure environ 50cm de haut, sans compter sa queue qui peut doubler sa taille.  

Son pelage est entièrement blanc-crème en dehors du ventre qui est marron.


Propithèque ou Sifika couronné

Originaire de l’ouest du pays, il et est lui aussi bipède, il diffère de son cousin de Coquerel uniquement par sa fourrure noire tout autour de sa tête – qui lui a donné son nom de couronné – et qui tranche avec le reste du corps, blanc, et  le ventre marron, lui aussi. 
Il est monogame pour toute la vie. 
Il s’hydrate uniquement de fruits dans lesquels il trouve l’eau nécessaire à sa survie. 

Vari noir et blanc

Originaire de l’est de Madagascar et à la différence des deux précédents propithèques, le vari est un quadrupède et s’hydrate en buvant de l’eau.
Chaque portée fait naitre 2 ou 3 petits. La gestation étant plus courte, ils naissent légèrement prématurés et restent donc plusieurs semaines dans le nid familial.

Lémur fauve ou lémur brun 
Quadrupède lui aussi, c’est sa fourrure gris-brun qui lui a valu sont nom.  
Son grognement est très typique et ressemble un peu à celui du cochon. 
Ils peuvent se montrer plus sociables que les autres espèces, comme l’attestent les clichés ci-dessous ! 

Maki ou Lemur Catta

Il est originaire du sud de Madagascar et est probablement le plus populaire des lémuriens ! 
Très actif au sol, il peut faire des bonds longs de 10 mètres.
Son cri ressemble à un miaulement. 

Sa queue rayée caractéristique est toujours constituée de 14 bandes noires et de 14 blanches, correspondant à ses 28 vertèbres.
Il a l’habitude de marquer son territoire en frottant son postérieur sur les arbres et les branches.





Indri Indri
Ces animaux paisibles vivent par petits groupes dans les dernières forêts primaires de Madagascar. Ce sont les plus grands des lémuriens et leur corps peut dépasser le mètre de haut. Leur queue est toute petite. 
Leurs cris sont caractéristiques : comme des lamentations qui seraient un croisement entre le chant des baleines et le bruit aigu d’un ballon qu’on dégonfle. Ils peuvent être entendus à plusieurs kilomètres à la ronde et raisonnent magnifiquement sous la canopée. 
Ils se reproduisent tous les 2 ou 3 ans et mangent 32 types de feuilles différentes. 
Ces lémuriens sont les seuls à ne pouvoir survivre en captivité : ils se laissent alors systématiquement mourir de faim, rendant leur protection d’autant plus difficile. 



Après ça, les Jujutrépides n’ont pas fini de nous parler d’eux…

Les Jujutrépides et les poules de Madagascar

Il faut dire ce qui est : 

le Papylo, il sait y faire.


Nous revenons de Madagascar où, comme certains d’entre vous l’ont remarqué, nous avons passé une semaine chez le grand-père des Jujutrépides. 

Et leur papy, c’est un malin.
Il a tout de suite compris qu’un Juju, ça ne s’appâte pas immédiatement avec des rizières vert émeraude, des paysages splendides ou même des lémuriens ou des caméléons. 

Non.  
Un Juju, ça s’amadoue avec un trucs-à-Jujus, et notamment le summum de l’attrape-Juju, j’ai nommé : le poulailler. 

Un magnifique perchoir, au fond du jardin. 
Avec 5 grosses poulettes. 
Et des poussins. 

Plein de fiente et de boue dans lesquelles marcher et se rouler. 

ÇA, c’est un truc-à-Jujus.

Bon, bien sûr, au départ, les pauvres gallinacés ont dû subir l’enthousiasme débordant des Jujus-débutants, dont la fâcheuse tendance à les empoigner par les plumes de la queue ou à les balancer dans leurs nid telles de vulgaires ballons de foot, a bien failli leur déclencher quelques infarctus relativement irréversibles…

Pauv’ bête… je sais… Les enfants sont d’une cruauté infinie.

Mais enfin, après quelques jours d’entrainement rendant la manipulation moins critique, les bestioles ont fini par accepter ces nouveaux intrus et prendre stoïquement leur mal en patience. 

Il a naturellement fallu expliquer aux garçons que les cocottes nécessitaient quelques heures de calme, le matin, pour pondre, et qu’il était donc exclu qu’ils aillent se précipiter au poulailler dès 05:55 du matin, heure de leur levé. 
(On était en vacances, c’est normal, souvenez-vous.) 

Et aussi, que les forcer à s’assoir dans les paniers des chats, de les lâcher au beau milieu du magnifique jardin-fleuri-de-Papylo – formidable terrain de grattage pour les poulettes qui s’en sont donné à coeur joie pour massacrer toutes les plantations – ou encore de les laisser rentrer dans le salon, n’étaient pas forcément des idées très probantes :


De même, nos Jujutrépides ont découvert que quand on donne des oeufs aux poussins… Et bin ils les mangent. 
Ce qui est, somme-toute, assez contre-productif et a d’ailleurs bien failli provoquer une attaque à leur Papilo :

“Euuuh Papy, j’crois qu’les p’tits poussins y z’ont mangé les oeufs auz’ourd’hui…”
“QUOOOOIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !?!?!?!?!?
“Trystan, j’crois qu’on a fait une connerie là. Il est super vénère Papylo…”
En même temps, c’est dur d’admettre que ces monstres sont des cannibales.

Finalement, les Jujutrépides ont donc sagement appris à faire ce que tous les enfants du monde ont fait avant eux : nourrir les poules. 

Et le jeu en vaut la chandelle : aller chaque jour “cueillir les zoeux” encore chauds… Avant de se les faire servir pour le petit déjeuner… Quel privilège !

La suite des aventures jujutrépidesques à Madagascar, demain à l’aube. 

Découvrir la randonnée d’Echo Valley

Quoi de plus bucolique, 

pour finir la semaine,

qu’une randonnée 

au sommet de la Montagne de la Table ?

Après la traditionnelle montée en téléphérique jusqu’au 1067 mètres d’altitude du plateau de la Grande Dame de Cape Town… 

… Quelques dizaines de mètres de marche suffisent… 

… Pour accéder à l’embranchement qui dirige les marcheurs vers le sud et la célèbre Echo Valley, la première des nombreuses vallées parallèles qui coupent transversalement la chaine de montagne, et qui donnent sur l’océan : 

En haut à gauche, l’océan.
Au point n° 2 l’arrivée du téléphérique.
La randonnée de 8 km relie donc en boucle, comme un rectangle, les points 2, 8 et 3. 

Tranquille, serein, calme, paisible sont les adjectifs qui définissent le mieux ce lieu dont le silence n’est rompu que par les délicats coassements des petites grenouilles et le bruit de l’eau des sources qui s’écoule…


La balade ne présente pas de difficulté, en dehors de la descente de quelques échelles un peu raides : 

Le temps semble comme suspendu dans cette vallée où les barrages construits au début du 20ème siècle pour irriguer la ville sont toujours visibles depuis le chemin. 
On peut aussi y admirer – par temps clair – le sud de la péninsule du Cap : coteaux de Constanciaberg, massif de Silvermine, False Bay et Chapman’s Peak.

Les marches et les chemins pavés se suivent mais ne se ressemblent pas… 

… Et sont agrémentés de rochers dont les formes naturelles font travailler notre imagination et laisse apparaitre, semble-t-il, de nombreux visages inconnus : 

L’arrivée à l’extrémité du plateau permet d’admirer toute la partie est de la ville de Cape Town :

Avant d’arriver au clou de la randonnée : le Maclears Beacon. 
Point le plus en altitude de la Montagne de la Table – 1087 m – ce cairn fût construit par un astronome anglais du même nom, directeur de l’Observatoire du Cap durant plus de 40 ans, et qui prenait là des mesures dans le but de résoudre une énigme datant du milieu du 18ème siècle concernant l’Arc du Méridien

La boucle de retour est une agréable marche totalement horizontale sur le plateau de la Table :  

Il vous faudra environ 3 heures pour effectuer cette randonnée idéale à faire en famille. Bon week-end !

Qui veut jouer au référentiel sphérique exocentré ?

En ce moment les Jujutrépides

sont dans leur phase

“attaque syllabique.”


Vous avez bien lu.

En tant que mère d’enfants en bas-âge j’ai – comme il se doit – débuté ma formation en “jargon éducatif ENF”.

Ce vocabulaire (cette langue ?) spécifique à l’Education Nationale Française qu’il s’agit d’apprendre rapidement si l’on veut suivre un tant soit peu les progrès de notre progéniture désormais scolarisée : 

En effet, on comprend rapidement que les “ATSEM” (les Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelle, soit… Les assistantes des maîtresses) peuvent vous en dire long sur vos mouflets, notamment de leur attitude durant le “regroupement” (c’est quand tout le monde s’assoit en silence pour écouter la maitresse) et la période de “temps calme”(‘y’a plus de sieste pour les grands de MS – moyenne section, donc – mais y’a un moment où ils doivent tous se taire). 

On suit de loin les cours “d’EPS” (l’Education Physique et Sportive, moi j’appelle ça “sport”, mais bon…), et avec les maîtresses – pardon, les “enseignantes des écoles maternelles” – on discute “productions écrites” (des lignes de lettres) et “productions artistiques” (ça veut dire “dessins”, pour les 2 du fond qui n’auraient pas suivi), mais aussi “livres scolaires de cycle 1” (traduction : cahier de maternelle) dans lesquels on parle écriture “scripte” et “cursive” (genre en bâtons ou attaché, ça veut dire), méthode “globale” / “semi-globale” / “syllabique” d’apprentissage de la lecture

BREF.

De quoi rendre neuneu n’importe quel adulte en quelques semaines. 
(Et encore, je ne devrais pas me plaindre : on n’en est même pas arrivés aux COD, COI, et apparemment aussi COS…C’est un nouveau celui-là ?…)

Bref, parmi toute cette ridicule “inflation terminologique” – restons dans l’ambiance – j’ai quand même réussi à comprendre, grâce à mes chers fistons, qu’il travaillaient en ce moment sur le début des mots :

– “Alors mes amours, c’était bien aujourd’hui l’école !?”

– “Ouiiii !”

– “Et qu’est-ce qu’elles vous ont appris les maitresses ce matin ??”

Et là, mon garçon qui articule avec beaucoup de fierté : 

– “En c’moment, maman, on travaille l’ATTAQUE ‘CHYLLABIQUE.”

– “????!!???!??? 
J’ai pas compris Tancrède, l'”attaque syllabique”, c’est ça ?”

– “Oui maman, c’est ça.”

– “Euh… Et ça veut dire quoi ?”

– “Bin c’est le son qu’on entend au début du mot ! Comme dans BA-BA-BALLON, ! Tu comprends ?”

Enfin une information claire. 

Dispensée par mon fils de 4 ans, donc. 

Heureusement que les gosses sont là pour nous expliquer, tout de même…

Sur ce, je vous laisse : j’ai mon outil scripteur qui m’attend pour travailler sur la structure narrative de mes billets d’écriture. 
(Je vais écrire d’autres posts.)

Les enfants c’est comme Disneyland

En fait les enfants, 

c’est comme Disneyland.


Au niveau du ratio temps d’attente / bonheur, je veux dire. 

Bah oui. 

A Disneyland, vous pouvez facilement vous retrouver à faire 1 voire même 2 heures de queue pour ne passer finalement que 1 ou 2 minutes dans le manège. 

Certes, les émotions sont fortes. 

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on accepte à nouveau de patienter sagement dans une autre file, à peine sortis du Train de la Mine ou de Space Mountain. 

Probablement aussi qu’une fois les premiers quarts d’heure – voire demies heures – passés, on se dit qu’il serait bête d’abandonner à ce stade.
Le dilemne de la file d’attente. 

Et bien, j’ai découvert récemment que la comparaison avec les enfants était assez évidente, finalement : on se les coltine depuis leur naissance et accumulons avec le temps des milliers d’heures d’angoisse, de fatigue, d’énervement et – disons-le – parfois même de déceptions. 

Et pourtant. 

Et pourtant, quand votre mouflet rentre de l’école le jour de la fête des mères et qu’il se place devant vous, bien campé sur ses petites jambes – comme on lui a visiblement appris à le faire ces dernières semaines, en vous regardant avec ses grands yeux d’amour et en vous disant : 

– “Maman, z’t’ai préparé une surprise pour toi auzourd’hui, pass’que… pass’que… pass’que c’est la fêt’ des mères !”

Et qu’il se met à réciter de sa toute petite voix d’enfant…

Tout doucement, car il est impressionné…
Très sérieusement, car il est affreusement concentré…
Laborieusement, car on voit bien qu’il s’est donné beaucoup de mal pour retenir son poème… 
Avec beaucoup d’appréhension car, apparemment, il veut vraiment bien faire… 

Et qu’arrivé à la fin du texte, on le sent brusquement soulagé d’avoir réussi sa prouesse…
Ses yeux pleins d’angoisse nous scrutant, dans l’attente du moindre signe de reconnaissance…

Devant tant d’efforts, mon coeur s’est attendri et mon visage liquéfié d’amour pour ce petit bonhomme avide d’affection.

Il a alors redressé lentement le dos, ragaillardi par la fierté.
Dans ses yeux et son sourire : une joie immense, cristalline, sincère.
Non seulement c’est absolument adorable, et cela touche n’importe quelle mère – même aguerrie – directement au plus profond du coeur, mais en plus… 
On apprécie à sa juste valeur le fait qu’il nous ait épargné le collier-en-pates-qui-s’effrite et le cendrier en argile (alors qu’on ne fume pas), au profit du joli poème. 

En fait, voilà : 
TOUT ÇA, toutes ces années d’épuisement et de désespoir parental chronique… C’est pour des moments comme CELUI-LÀ.

La Life des Jujutrépides

Comme certains d’entre-vous le savent, 
j’entretiens avec Disney/Pixar/Dreamworks
une relation (unilatérale, donc)
assez complexe.

Fan invétérée et émerveillée par les prodiges d’animations de ces studios, je suis malgré tout parfois un peu effrayée par les effets de ces films – pourtant censés représenter le top du beau, du bien, du politiquement et psychologiquement correct existant en la matière – sur mes deux Jujutrépides.
Souvenez-vous ici, et
Avec leur papa, nous avons donc récemment décidé de tenter la nouveauté et de proposer une variation cinématographique à leur cartoons d’enfants : leurs premiers films de “grands”. 

Et pour cela, quoi de mieux que de commencer par les reportages animaliers ? 
Et naturellement, le meilleur d’entre eux, de tous les temps, j’ai nommé : LIFE. 



Mais siiii, vous savez, ces épisodes thématiques de 50 minutes, qui passent sur la BBC depuis la fin des années 2000, écrits et narrés par le célèbrissime naturaliste anglais David Attenborough

De pures merveilles d’images du monde animal, végétal, et de la planète.

Nous pensions alors que les familiariser avec les phoques de Weddell et leur mamans nageant sous les sublimes glaces de l’antarctique, les jolies petites Grenouilles des Fraises d’Amérique du Sud emportant leurs têtards sur le dos afin de les protéger dans les coeurs remplis d’eau des broméliacées de leur forêt… Serait une bonne idée : de magnifiques scènes émouvantes de la nature. 

Mais quand nous avons réalisé qu’ils devraient aussi faire face aux violentes scènes de chasse entre les dragons de Komodo, attendant patiemment la mort du pauvre buffle mordu et empoisonné par leurs soins trois semaines plus tôt… De cette jolie autruche dévorée par le guépard… 
Ou encore de cette mignonne petite otarie toute fraiche émoulue de sa banquise et qui finit déchiquetée par un orque… 

Nous nous sommes dit avec angoisse que nous avions probablement été très légers dans cette affaire et que nous n’avions vraisemblablement pas suffisamment réfléchi aux conséquences de notre décision. 

Devant la concentration extrême dont faisait preuve nos deux petiots…

… J’ai néanmoins risqué un : 

– “Mon amour… Non mais là c’est un peu dur comme scène, tu sais le buffle il va se faire manger par le dragon… Alors… Si tu veux… On va éteindre la télé d’accord… Et…”

– “NON MAMAN ! NON !”

– “Mais Tancrède, c’est triste comme histoire… Je ne suis pas sûre que ce soit bon pour toi tout ça.”

– “Si si si maman, c’est très très bien pour moi.”

L’espace d’un instant, tu te dis finalement que tu as mis au monde des monstres sanguinaires et insensibles…

– “Bon Tancrède, après cet épisode, on va jouer au ballon.”

Et là, réponse sans appel du fiston : 

– “Mais maman, t’inquiète pas ! Tu sais, EN FAIT, c’est pas triste : 
C’EST ZUSTE’ LE CERCLE DE LA VIE !!!”

Les enfants, ces sources inépuisables de sagesse. 

Cours, Forrest, Cours !

En prévision de notre séjour chez leur Papylo,

la semaine prochaine, 

nous avons fait un achat essentiel : 

Des baskets. 

Leur grand-père étant un fan invétéré de tennis, il a donc décidé d’inscrire nos Jujutrépides au club près de chez lui et m’a demandé de bien vouloir les équiper. 

J’ai donc tout naturellement organisé un après-midi shopping avec les garçons, histoire de faire le tour des magasins de sport de Cape Town, à la recherche des bonnes chaussures. 

VOILÀ :

Après 4 boutiques et 8 essais, voici ce qui – semble-t-il – se fait de mieux pour les petits nains du genre des Jujus qui décident de se lancer dans l’aventure tennistique : 

– Des lacets et des contours de chevilles en élastique afin d’éviter les torsions et que la chaussure ne quitte pas le pied.

– Une matière ultra légère pour ne pas les lester dans leurs élans.

– Des semelles adhésives anti-dérapage.

Bref.
De quoi les faire courir comme des lapins pendant une semaine. 
(Et roupiller tous les soirs à 19:00 ???)

A noter que la complexité des tailles de pompes chez les enfants est absolument dingue.
Apparemment, pour choisir la bonne, il faut être diplômé d’orthopédie ET disposer de 12 ans minimum d’expérience en magasins spécialisés…

Alors, pour info, chers parents, quand on cherche des baskets pour enfants il s’agit de : 

– Prendre 1 pointure au dessus de la taille habituelle. 

– Vérifier qu’un index d’adulte peut bien s’immiscer derrière le pied, à hauteur du talon. 

– Vérifier, que l’extrémité du pied du gamin ne touche PAS le bout avant de la chaussure, mais dispose d’une marge d’environ <1 cm. 

– Demander au gosse comment il se sent dedans. 

C’est d’ailleurs à cette étape cruciale du choix que mes fistons m’ont encore donner de quoi alimenter les colonnes de ce blog : 

Chaussés de leurs nouvelles merveilles aérodynamique, je les vois qui commencent instinctivement à courir comme des dératés dans les allées du magasin en hurlant : 

– “Maman maman !!! T’AS VU COMMENT ELLES VONT VIIIITE CES NOUVELLES CHAUSSURES !!!!!”

Probablement le signe qu’elle sont d’ores et déjà adoptées.

Découvrir le Jolly Roger

Je crois vous l’avoir déjà dit : 

J’adoooore Cape town. 


Non seulement c’est beau et il y fait bon vivre, mais en plus, c’est le paradis des enfants car (presque) tout est pensé pour eux aussi :
Il y a tant de choses à faire et à voir qu’on n’a jamais terminé. 
Et même quand c’est fini, c’est tellement intéressant, qu’on peut recommencer. 

Alors, privilégiés que nous sommes, les week-ends d’ENORME flemme – quand on n’a le courage de rien le dimanche, mais qu’il faut tout de même promener les monstres sous peine de passer un après-midi de terreur où ils retourneront le jardin en hurlant qu’on “les z’enferme” – on peut toujours aller faire un tour en bateau. 

Plusieurs types sont proposés dans le port du Waterfront : catamarans, voiliers, navettes moteur, hors-bord… ET LE JOLLY ROGER

Le Jolly Roger, c’est une institution ici pour tous les enfants du Cap.

Du nom du pavillon noir à tête de mort hissé par les pirates sur leurs mats pour signifier “pas de quartier”, “le Joli Rouge” des boucaniers français – transformé sous la phonétique anglaise en “Jolly Roger” – propose plusieurs fois par jour, toute l’année, des tours dans la baie de Cape Town. 

On peut même le privatiser plusieurs heures pour les anniversaires des mômes et demander un trajet particulier. Les tarifs sont très raisonnables.  

Et il faut avouer qu’ils se sont donné beaucoup de mal pour lui donner un air authentique. 


Bref. 
Les gosses adorent ça :

Vous me direz c’est logique. 

Mais là où ils sont vraiment malins, les gars qui organisent ça, c’est que les parents prennent aussi un immense plaisir à admirer la baie et la Montagne de la Table, vue de l’océan…

… À jouer aux pirates en repensant à Peter Pan… 

… Tout en regardant des bancs de dauphins jouer dans les vagues du bateau…

Magic CT…

Allez, pas de quartier, ce week-end sortez vos moussaillons !

Quand les enfants deviennent enfin intéressants

Je sais, rien que le titre,

vous vous dites que je vais 

encore faire fort.


Mais pas tellement, finalement ! 

En plus, si vous êtes honnêtes, vous l’avouerez aussi : 
Je sais qu’un pourcentage assez conséquent d’entre vous pense la même chose : les gamins, ‘faudrait qu’on les reçoive tout prêts – comme les plats surgelés – vers 4 ans. 

Quand ils dorment déjà la nuit, n’ont plus besoin de couches, ne risquent pas de se noyer dans 2 nano-centimètres d’eau, savent parler pour dire ce qu’ils veulent sans s’exciter, et ont terminé les caprices qui les amenaient jusque là à se fracasser la tête de rage contre les murs. 

Plus qu’une question d’âge, il s’agit essentiellement de ce moment – miraculeux – où tout semble enfin devenir possible, moins compliqué : on voyage plus léger, leur intérêt pour la culture grandit, leur capacité de concentration décuple et permet de les garder attentifs plus souvent et plus longtemps. 

En fait, n’ayons pas peur des mots : ils deviennent ENFIN intéressants. 

Je sais ce que vous allez me dire : toutes ces longues et pénibles années préalables – ces étapes finalement – ont été nécessaires à leur construction et à la création du lien parent-enfant, de la confiance et l’amour qui sous-tendent les merveilleux moment que nous vivons maintenant ensemble. 

Ou pas.

Tout à fait entre nous, je ne suis pas convaincue que les couches puantes, les régurgitations et les crises d’hystéries au beau milieu du supermarché soient vraiment ce qui nous a permis de créer cette affection et cette connexion. 
Pas plus que les séances de catch pour leur donner le bain, chaque soir de chaque jour de chaque année. 
Ni les cuillers de purée dans la tronche. 
J’irais même jusqu’à dire que notre amour pour eux s’est développé MALGRÉ ces insupportables épreuves. 

Toujours est il qu’avec le temps, ces longues années d’abnégation et d’esclavagisme semblent lentement s’effacer au profit de nouvelles aventures bien plus amusantes et enrichissantes : cinéma, jeux de société, musées, randonnées… Tout devient accessible et sujet à discussion avec eux, voire l’occasion d’échanges durant lesquels leurs avis éclairent même parfois certaines questions d’une nouvelle lumière, fraiche et passionnante. 

Dimanche dernier – c’était à mon tour de roupiller – en me levant encore engourdie de ces 8 heures de sommeil inespérées, j’ai instinctivement suivi cette étrange – pour un dimanche matin – musique de Lady Gaga… qui m’a menée jusqu’au salon de télévision où j’ai découvert mes Jujutrépides en pleine séance de KINECT avec leur père, très concentrés sur leur volant imaginaire…

… Attentifs à leurs mouvements de dance pop…


… Ou motivés par l’idée de boxer avec (sur) papa : 

Décidément, à tous points de vue, la patience est vraiment LA qualité indispensable avec les enfants.