A bas les Grandes Vacances. Voilà.

Ceci est une lettre ouverte

au Président de la République Française

ainsi qu’à sa Ministre de l’Education Nationale. 


C’est au sujet des vacances scolaires de l’été, les fameuses “Grandes Vacances”. 

Voilà : je voulais vous dire qu’elles sont BEAUCOUP trop longues. 


Deux mois sans école, pour les enfants, c’est vraiment très difficile à supporter… 
Pour eux, je veux dire, bien sûr. 
(Pass’que nous, les parents, on adore ça.)


D’abord parce qu’en restant aussi loin des salles de classe, ils oublient la moitié – et encore, ‘chui gentille – de ce que leurs maitresses se sont cassé le popotin à leur inculquer durant l’année précédente. 

Une forme de gâchis vraiment dommageable, avouez-le !?


Ensuite parce qu’au bout d’un moment, même si leurs parents se décarcassent comme Ducros pour les occuper avec des dessins animés triés sur le volet, des sorties cinéma, des cours de cuisine payés une blinde pour apprendre à faire des crêpes au sucre, des puzzles, des legos, de la pâte à modeler, de la peinture, de la poterie, de la sculpture, de l’accrobranche, du trampoline…  

Même s’ils les laissent défoncer entièrement la parcelle de jardin dont ils ont le privilège de disposer, et qu’ils ont mis 12 mois à faire pousser pour en arriver au délicieux refuge bucolique qui sert donc maintenant de terrain de destruction à leur progéniture… 
Même avec tout ça, au bout d’un moment… Les gosses… Ils s’ennuient. 


Et quand ils s’ennuient, ils font des bêtises… Plein de bêtises. 

Pour peu qu’ils aient des frères et soeurs, les heures de la journée s’égrainent au fil des bosses, des bleus et des nez-qui-saignent, générés par l’énergie cinétique de leurs frottements un peu trop appuyés.
(En gros, ils se défoulent sur leurs frangins/frangines.)


C’est pas pour rien qu’ils réclament chaque matin l’école et demandent chaque jour “dans combien de dodos” ils retrouveront le chemin des classes…

Toute cette insupportable attente créer aussi des tensions familiales épouvantables : 

Le parent de garde, légèrement usé nerveusement, fait preuve de moins de patience qu’à l’accoutumée et a la vilaine tendance – bien compréhensible toutefois – à punir ou à avoir la main un peu plus lourde que d’habitude. 
S’ensuivent des échanges de noms d’oiseaux, qui encouragent finalement les bambins à la plus terrible des insolences, et finit par briser le petit coeur fragile de leur maman :


– “Arrête d’me punir tout l’teeeeeeemps !!!”

– “Tancrède, tu crois que ça m’amuse de passer mes journées à hurler ? 
Je te punis parce que TU fais des bêtises. 
Tu viens respectivement de déterrer tout l’arrosage automatique du jardin, de casser les branches du gardénia et d’arracher les deux boutons des orchidées que j’ai mis un an et demi à faire redémarrer.
Tu as aussi brulé un billet de 10 Rand sur la bougie et tu as cassé des oeufs dans ton lit. 
Je pense que tout cela mérite effectivement une punition.”

– “T’es MECHANTE !!”

– “Je suis pas méchante, je t’éduque. 
Et crois moi, c’est pas facile tous les jours, mon fils.”

– “Si t’arrête pas d’me punir, JE VAIS CONTINUER à FAIRE DES ZENOOOORMES BETISES !!”

– “Tu réfléchis mal mon amour. C’est l’inverse : arrête d’en faire, et j’aurais plus besoin de te punir.”


– “NAAAAAN toi d’abord ! T’ES UNE HORRIIIIIB’ maman !!! J’TE DETESTE !!! D’ailleurs… D’ailleurs… D’ailleurs… J’vais aller en chercher une AUTRE’ !!!!”

No comment. 


N’ayons pas peur des mots : ces pauvres petits chéris s’ennuient à mourir et ont besoin de l’incomparable stimulation intellectuelle fournie par les professionnels de l’enfance qui font un magnifique travail sur eux le reste de l’année… 

Je vous propose donc de réduire les congés annuels à 1 mois au lieu de 2.
Soient 4 semaines de congés estivaux. 

C’est amplement suffisant. 

Et c’est surtout le délai raisonnable durant lequel un parent normal peut supporter sa progéniture 24/7 avant de commencer à perdre les pédales. 

En plus, je vous l’demande, QUI – NON MAIS QUI ???? – a 8 semaines de vacances à poser en juillet et août, entre nous, hum ? 
Quand on n’a pas de papy et/ou de mamie dans les parages pour prêter main forte, on fait comment ?

Non, soyez raisonnable : vous voyez bien que ça emmerde tout le monde cette affaire. (Je n’voudrais pas paraitre désagréable mais, en plus, ça créerait de l’emploi … J’dis ça, j’dis rien.)

Ah et puis : augmentez les profs. 
Sérieux c’est pas permis ce qu’ils vivent. 
Nerveusement, je veux dire. 

Bon, j’vous laisse, la voisine sonne en me disant que mes fils sont encore montés sur le toit.

#MamanAuBDR
#VivementLaRentrée

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Les Jujutrépides, Shakira et les Zulus

Les voies du seigneur sont impénétrables. vraiment. 

Parfois, tu penses sincèrement et profondément avoir fait le bon choix. 

En vrai, tu obtiens le contraire de ce que tu espérais. 

Par exemple, lorsque tu te dis que raconter et apprendre à tes Jujutrépides l’histoire Zulu, ça serait intéressant pour leur culture sud africaine…
Tu te fatigues à les emmener jusqu’au KwaZulu Natal – “le lieu du peuple du ciel” – province de l’est du pays où vivent encore des tribus traditionnelles que tu leur fais rencontrer et dont tu leur expliques le fonctionnement. 

Mais de retour à la maison, tu réalises qu’ils se sont fabriqué – grâce aux précieuses explications de “l’armurier” zulu, mais aussi à la complicité paternelle – des lances avec lesquelles ils prévoient de t’embrocher manu militari à la moindre occasion… Mettant ainsi en pratique les enseignements appris quelques jours plus tôt, sur le terrain : 

C’est vraiment ingrats, les enfants…

Bref, c’est pas l’propos. 

Voici comment tout à commencé :


En plein coeur du pays Zulu, à deux heures de Durban, parmi les champs interminables de canne à sucre, se trouve de nombreux villages traditionnels. 


Clan mineur, les Zulus appartenaient initialement au groupe des Nguni, nomades de l’Afrique de l’est, sédentarisés au cours du premier millénaire après JC. 
C’est leur fameux roi SHAKA – stratège de génie et modernisateur avisé – qui unifia les diverses tribus de la zone sous la bannière Zulu au tout début du 18ème siècle, fondant ainsi le Royaume Zulu célèbre pour son “impi” : une armée redoutable qui lutta contre la colonisation et réussit à mettre en déroute les Boers puis l’armée britannique durant près de 100 ans, avant de finalement capituler à la fin du 19ème siècle. 

L’organisation et l’ordre social des Zulus ont beaucoup évolués avec le temps, mais la polygamie, “l’achat des femmes” en échange de fortes dotes – en nombre de vaches – le respect des anciens et un puissant sentiment de fierté tribale, caractérisent toujours ce peuple fondamentalement insoumis. 

Nos Jujutrépides ont ainsi pu apprendre comment se confectionnait la bière traditionnelle, ce qui les a rapidement laissés indifférents, voir légèrement dubitatifs … (“Maman, tu vas boire ça, toi ?”)

Ils ont ensuite découvert comment les femmes des tribus Zulu “transportaient les courses”. 
Mais devant leur insolence (“Maman, pourquoi les dames elles y arrivent facilement et toi non ?”), nous avons changé de sujet.

En revanche, le passage par le spécialiste des sagaies et des boucliers à déclenché chez eux un enchantement et une fascination assez prévisibles :

Ils ont donc rapidement mis en pratique leurs nouvelles connaissances stratégico-militaires…


Depuis, lorsqu’ils se battent comme des chiffonniers – Zulus, donc – et que je leur intime l’ordre de cesser immédiatement ces violences d’un autre âge, ils me répondent : 

– “Mais mamaaaaaaan, tu comprends pas !!! ON FAIT COMME SHAKIRA !!!!”

No comment. 

#LesEnfantsEtLaCulture
#C’EstPasEncoreGagné

Découvrir l’Esiweni Lodge

Les amis, j’ai eu durant les vacances

un coup de coeur touristique

que j’aimerais partager avec vous !


A deux bonnes heures de voiture de Durban, en plein pays Zulu, dans l’ancienne “zone des batailles” de l’est de l’Afrique du Sud, se cache une jolie perle : l’Esiweni Lodge.

Si vous prévoyez de passer dans la région, pour un long week-end en amoureux par exemple, ne manquez pas de vous arrêter dans ce petit paradis. 

Celui-ci porte bien son nom puisqu’il signifie “au bord de la falaise” en zulu.  
Au milieu de la réserve privée de Nambiti, qui s’étend sur près de 15 000 hectares, coule une rivière – la Sunday – qui irrigue la zone. C’est le long de cette gorge façonnée au fil de l’eau, qu’est accroché, à flanc de falaise, ce sublime lodge intimiste de 5 chambres. 

Les vues depuis les terrasses privatives des suites ou de l’immense pièce à vivre commune, sont époustouflantes : où que l’oeil se porte, en contrebas ou vers l’horizon et les montagnes enneigées du Drakensberg, le sentiment de liberté est absolu. 


Seuls raisonnent le bruit de l’eau qui coule, celui des oiseaux qui chantent et parfois les rugissements des lions du domaine. 

La décoration, sublime, évoque l’Afrique de façon à la fois élégante et chaleureuse. 

Le service est exceptionnel et l’accueil des propriétaires – français – est amical et  très attentionné. 

Le matin et en fin d’après-midi des game drive sont organisés par un ranger qui met toute son expérience au service des clients pour dénicher les Big 5 présents dans cette réserve qui offre non seulement un bel échantillon d’animaux mais aussi de sublimes paysages à 360 degrés :


Phacochères 
Hippopotames faisant la sieste en fin d’après-midi
Oryx au fasciés caractéristique  
Kudus
Nids d’oiseaux tisserins
Girafes
Zèbres
Elephant luttant contre le soleil et les parasites avec la poussière
Troupeau de gnous
Bubale Roux, l’une des très nombreuses antilopes africaines
La photo de loin n’a rien donné alors….

Cerise sur le gateau si j’ose dire : la proposition gastronomique est vraiment d’excellent niveau avec une chef sud africaine formée en France dont l’ambition est de faire gagner des étoiles à cet endroit original et raffiné. 
Il arrive que l’on vous propose un déjeuner au coeur de la réserve : luxe campagnard et frissons garantis ! 



Une vraie parenthèse enchantée à ne pas manquer ! 

Maman, nous aussi on veut un hippopotame à la maison !

Parfois, il faut bien l’avouer, 
on cherche les ennuis.

D’une certaine manière. 

Comme quand, par exemple, on emmène nos Jujutrépides découvrir Jessica l’hippopotame à quelques kilomètres de Hoedspruit, dans la province sud africaine du Limpopo, à la frontière du Kruger Park dont je vous parlais avant-hier. 

On ne s’étonne qu’à moitié, après cela, de les entendre nous réclamer durant des semaines entières d’avoir leur propre hippo’ de compagnie…

Oui, car Jessica est – semble-t-il – l’un des seuls hippopotames domestiqués du monde : 

Elle fût découverte orpheline et mourante par un ancien ranger et sa femme, à quelques heures de vie, le cordon ombilical encore autour du cou, probablement emportée loin des siens par les terribles inondations de mars 2000.
Minuscule, elle pesait 16 kg et mesurait moins de 30 cm au garrot. 

Ils décidèrent de la recueillir chez eux.

Par la force des choses, elle a donc été élevée dans leur environnement, avec les chiens de la maison, un Rodweiller et un Bull-Terrier.  
Elle a ainsi développé un comportement inhabituel pour ce type d’animal connu pour être, bien qu’herbivore, l’un des plus dangereux d’Afrique : 
Mesurant à l’âge adulte jusqu’à 3 mètres de long, 1,5 mètre de haut et pesant presque 3 tonnes, les hippopotames sont extrêmement territoriaux et peuvent courir à la vitesse de 35 km/heure sur la terre ferme. Ils chargent rapidement tout ce qui passe dans leur champ de vision et sont responsables de centaines de morts chaque année sur le continent.

Libre de se déplacer dans l’habitation – où elle dispose de sa chambre (le garage) avec un gigantesque coussin et une immense couverture – le jardin ou de descendre à la rivière le long de laquelle la maison est placée, elle est capable de retourner pour un temps parmi ses congénères, avant de revenir “chez elle”, lorsqu’elle le décide. 

Elle mange 60 à 80 kg de fruits et légumes, et boit 10 litres de thé sucré par jour, se procurant le reste de son alimentation elle-même dans la rivière

Afin d’aider ses “maîtres” à subvenir à ses besoins quotidiens colossaux – et de remplacer régulièrement les canapés et les lits sur lesquels elle a parfois la bonne idée de s’installer, avant de les écraser sous son poids – des visites payantes sont organisées où les visiteurs peuvent la caresser, interagir et même, à certaines heures de la journée, la nourrir. 

Certains, particulièrement motivés, peuvent même déposer un petit bisou sur son gros museau :

Mais d’aucun n’apprécient pas forcément l’expérience :

Celle-ci est assez sur-réaliste et vraiment exceptionnelle pour les enfants qui peuvent ainsi apprendre énormément d’informations et être sensibilisés à la situation de plus en plus menacée de ces magnifiques animaux :

Une visite incontournable dans la région !

Les secrets du safari en famille !

L’Afrique du Sud 
est quand même 

un endroit assez incroyable. 

Dingue, même. 

C’est notamment LE pays du safari !


Evidemment, quand on parle de “safari”, on imagine une balade dans la célèbre Land Rover couleur vert-camouflage, ouverte à tous vents et super équipée – vous savez, comme la voiture du Jojo-Lapin de notre enfance, avec le jerricane d’essence, le bidon d’eau, la trousse de secours, les boites de conserve, le couteau suisse, tout ça tout ça… – accompagnée d’un ranger expérimenté qui nous amène illico, après avoir sillonné quatorze secondes sur les pistes d’un parc sauvage, pile-poil en face d’un lion tout propre et commodément installé sur un beau rocher bien rond à environ 1,5m de la route. 


En vrai, dans le Kruger Park c’est différent. 

… Et c’est encore mieux ! 

Safari signifie “long voyage” en swahili, le mot venant au départ de l’arabe سفر – pour les amis libanais qui me lisent – qui veut dire voyage. 

Et il est vrai que l’expérience est une sorte de parcours, de quête dont on ne revient pas tout à fait le même qu’au départ. 

Le Kruger Park, la plus grande des nombreuses zones naturelles protégées du pays, est immense. Avec ses 2 millions d’hectares, c’est une véritable enclave d’environ 350 km du nord au sud et 60 km d’est en ouest. Situé dans le nord-est de l’Afrique du Sud, il est frontalier avec le Mozambique et s’étend même largement à l’intérieur de ce pays.


A l’intérieur de ce parc, se répartissent des concessions privées sur lesquelles de luxueux lodges ont été construits, et 
des zones nationales, propriétés de l’état sud africain, proposant quant à elles, des camps de repos sécurisés (21 au total), spartiates mais très bien équipés, à un prix défiant toute concurrence et parfaitement pensés pour les familles. 

Paul Kruger, entouré de Piet Grobler et James Stevenson-Hamilton,
respectivement président fondateur
conseiller du président et gardien 
du Kruger Park. 


Quelques routes principales – goudronnées – traversent le parc et relient ces camps les uns aux autres. 

Et un nombre infinis de pistes secondaires quadrillent tout le reste du secteur. Chacun peut donc pénétrer dans le parc avec sa propre voiture – même la plus basique – louée à Johannesburg, à l’un des 3 aéroports proches du parc (KMIA Airport de Nelspruit, Hoedspruit et Phalaborwa) ou même à l’aéroport intérieur du parc (Skukuza), par l’une des 9 portes officielles.

Une fois à l’intérieur du parc, et selon la durée choisie du séjour, il suffit de déterminer un itinéraire qui permettra d’accéder aux prochains camps et ainsi de débuter le safari. 

A partir de là, tout est question de chance, de patience et de concentration !

Si les différents types d’antilopes, les girafes et parfois les éléphants n’hésitent pas à traverser les axes principaux, c’est tout de même plus souvent sur les pistes écartées que les plus belles rencontres se font. 

Des heures entières à scruter le paysage à la recherche d’un mouvement, d’un bruissement d’arbre ou d’une tâche suspecte peuvent passer sans qu’aucun animal ne montre le bout de son nez…
Mais quand subitement, un léopard traversant la rivière ou un guépard tapi dans l’herbe, et prêt à bondir sur sa proie, font leur apparition, l’excitation et le bonheur que procure cette découverte sont intenses. 
La fierté de l’avoir trouvé soi-même, et non pas de se le faire montrer par un professionnel, génère aussi un immense plaisir.
(Même si, naturellement, la solidarité entre “safaristes” est indéniable et qu’un attroupement de voitures sur le bord d’une piste est souvent bon signe.)

Naturellement, tenir en haleine des enfants de 4 ans, cinq ou six heures par jour enfermés dans l’habitacle, peut sembler être un challenge insurmontable. 

Pourtant, une fois la routine et quelques petites ruses mises en place, ils se prennent finalement assez rapidement au jeu :

Scruter l’horizon avec les jumelles, une fois leur fonctionnement compris :


Elephants en vue…
Lions à tribord.

Etudier dans le détail le cahier des animaux, les comparer à ceux qu’on a déjà vus et “tiquer” les cases lorsqu’ils correspondent :

Sur les pistes vides, durant des dizaines de kilomètres, conduire sur les genoux de papa pour apprendre à manier le volant : 


Et puis l’essentiel, la motivation suprême (un peu comme les clébards de Pavlov, il faut bien le dire) : un petit bonbon au chocolat à chaque nouvelle espèce d’animal repérée, ainsi qu’à chaque apparition de l’un des Big 5. 

Sans surprise, le nombre de rhinocéros et de léopards (imaginaires bien évidemment) a parfois explosé dans certaines zones du parc, faisant mentir les statistiques écologiques de leur statuts en voie de disparition…

“Papa, y’a un bigfaïïïve làààààà !!! Un éléphant !
Vas-y, donne moi le bonbon.”

Mais au global, “la chasse au trésor des zanimaux”, selon l’expression consacrée par nos Jujutrépides, s’est avérée passionnante pour toute le monde : 

Les fameux et mythiques “Big 5” (les “5 gros”), qui correspondent aux 5 animaux qui étaient, au début du XXème siècle, les plus difficiles à chasser.
Depuis, ils sont restés, lorsqu’on à la chance de tous les voir, le symbole d’un safari réussi : l’éléphant, le buffle, le rhinocéros, le léopard et le lion. 

Saurez vous découvrir où se cache le lion dans cette image et à côté de quoi il digère en roupillant ?

Les “Ugly 5” (les “5 moches”) ont depuis fait leur apparition dans les listes célèbres des fans de safari : le gnou, le phacochère, le vautour, la hyène et le marabou d’Afrique. 
Il faut avouer qu’ils n’ont pas été gâtés par la nature : 

Ainsi que les “Tasty 5” (les “5 délicieux”), réputés pour leur chaire goûtue : l’autruche, la pintade casquée, le kudu, l’impala et le phacochère. 

Mais de nombreux autres animaux non classés sont tout aussi passionnants à observer : 

Babouin
Zèbre
Girafe
Le guépard, le pro du camouflage. 

Hippopotame
Choucador à épaulettes rouges (comme son nom… ne l’indique pas)
Oiseau Secrétaire, aussi appelé Messager sagittaire
Calao à bec jaune
Aigle Martial

Et tant d’autres encore…
On parle toujours des fabuleux animaux rencontrés au cours du voyage au coeur du bush, mais les paysages, la végétation et les couchers de soleil ne sont pas en reste dans ce paradis naturel protégé : 


Quelques tips pour les débutants !

Météo : 
En été (Novembre à mars) il fait TRES chaud dans le Kruger. Mais il pleut aussi assez souvent, rendant l’aventure un peu plus difficile. En hiver (juin à aout) la chaleur est très supportable, il peut même faire bien frais. La nature est très sèche mais les arbres dénudés laissent voir les animaux encore plus facilement que le reste de l’année. Tout est question de préférences. 

Horaires :

Attention les camps de repos ferment tôt le soir (17 ou 18 heures selon les saisons) : ne vous faites pas dépasser par le temps, ils sont intraitables et vous infligeront une forte amende pour pouvoir rentrer !



Repas :

Evidement, en plein milieu du bush, il n’y a pas de restaurants ! 
Les camps en proposent mais la qualité est rarement au rendez-vous. 
Privilégiez, comme les Sud Africains, le “braai” local et typique du pays : sauf exception, tous les camps proposent dans chaque chambre des ustensiles (couverts, casseroles, plats, assiettes, etc.) ainsi qu’un local à barbecue ! Et le supermarché du camp vous permettra de trouver les denrées nécessaires à l’opération. 


Prévoyez le picnic pour le déjeuner car il n’existe quasiment pas de petites gargotes dans le parc, mais beaucoup d’air de repos en pleine nature – équipées aussi en barbecues – où faire une pause. 

Attention : prudence car les animaux rodent en totale liberté dans le parc. 

Equipement
Vous n’êtes pas obligés de vous ruer sur le fameux pantalon de safari kaki, détachable au niveau des genoux et transformable en short en cas de coup de chaleur subit. Bien qu’il soit effectivement très pratique.
En revanche, investir dans des jumelles s’avère pratiquement indispensable : les animaux viennent rarement se poster devant vous pour se laisser admirer. 
Pensez aussi à prendre des gouttes pour les yeux, la poussière pouvant parfois provoquer des allergies.  

Organisation

Certains préfèrent rester 2 nuits minimum dans chaque camp, afin de sortir (très) tôt le matin et dans l’après midi pour admirer les animaux, choisissant de se reposer entre les deux, lorsque la chaleur est trop forte, dans les camps qui disposent souvent de piscine. Cette option est probablement très valable en été. 
Mais en hiver, lorsque les piscines sont fermées ou froides, changer de camp chaque jour et décider de rallier le prochain en prenant son temps le long des petites routes pour arriver en fin d’après midi, est probablement le meilleur choix à faire. 

Pour les mordus de safari

Chaque camp propose le matin très tôt, en fin d’après midi et durant la nuit, des “game drive” payants de groupe, accompagnés par des rangers. Les sorties de nuit sont fatigantes pour les yeux mais on a la chance de pouvoir observer des animaux qui sont pratiquement invisibles durant la journée comme par exemple les porc-épiques, les chacals, ou les renard à oreilles de chauve-souris, etc.
Pour les fous d’animaux qui n’en n’auraient pas eu assez, c’est un bon complément. (Enfants + 6 ans) 
A noter que chaque jour, à la réception du camp, une carte de la zone permet de découvrir où les big 5 ont été localisés la veille et le jour même, augmentant ainsi vos chances de les trouver vous-même. Et les cartes vendues dans les supermarchés des camps achèvent de vous prêter main-forte en indiquant les zones préférées des animaux du parc. ainsi que les informations pour les identifier et les différencier.   

BON VOYAGE !

Découvrir le Haiku Restaurant

Normalement, 

le mélange des genres, 

j’ai vraiment du mal. 


C’est même pratiquement l’un des critères absolus d’un mauvais restaurant. 

Et pourtant. 
Il faut dire ce qui est, le Haiku Restaurant, situé au 59 Burg Street, en plein centre-ville de Cape Town, a su imaginer un concept vraiment réussi :

Une immense salle toute en longueur, aux lumières tamisées – probablement encore plus propices aux diners qu’aux déjeuners – aux accents asiatiques et joliment décorée, avec, tout du long : les cuisines, ouvertes. 
Quatre en tout, une pour chacun des types de gastronomie extrême-orientale proposés dans cette élégante et chic cantine d’Asie.  

Les plats arrivent au rythme du travail des fourneaux. Les plats sont organisés pour permettre à chacun des convives de gouter un peu de tout :

Sushis, sashimis et délicieux tempuras japonais, frais et moelleux à souhait …
Sashimi de thon
“Prawn popcorns” : tempura de crevettes à la crème de piments
Soupes, riz, préparations au wok et curry thaïs…

Mais aussi dim sums, buns ou bouchées vapeurs de Chine : 

Basilic&Kinglip, crème&épinard, crevette&ciboulette…
Sans publier les viandes poissons et grillées, donc le fameux canard laqué – peau craquante et chaire tendre – à rouler soi-même dans les fines galettes de riz : 

Pour le dessert, vous trouverez ici, ce qui est rare à Cape Town, la fameuse glace au thé vert, ainsi que … des nems au chocolat !
La qualité est équivalente pour chacune des cuisines, tout est bon, frais et subtilement équilibré. 
La présentation est raffinée. 
Le service très attentif. 

Une adresse probablement un peu plus chère que les autres, mais qui vaut vraiment le détour, pour une belle soirée en amoureux !

Le coup de cafard du Jujutrépide

Il y a vraiment des moments,

avec les enfants,
où l’on passe du rire aux larmes…


L’autre soir, j’ai eu le coeur brisé en mettant Trystan au lit :

– “Tu sais maman, ma maitresse Lindsey, elle me manque beaucoup beaucoup…”

– … Oooh mon amour… Mais là … Ce sont les vacances !”

Je sais. 
C’est nul. 
Et il n’y a aucun rapport qualité-choucroute avec ce qu’il vient de me dire. 
Mais c’est tout ce que j’ai trouvé à lui répondre.

– “Tu sais… Elle m’appelait “mon p’tit chat…”

– “…Je sais mon amour…”

– “Mais maintenant, c’est fini… Elle est partie loin dans un aut’ pays. Elle va s’occuper d’aut’ zenfants… Mais plus d’moi…”

Me sentant chanceler et totalement impuissante face à la tristesse de mon fils,  je demeure silencieuse comme une carpe en apnée, le coeur battant, à la surface de sa marre…

– “Alors tu wois, cette p’tite carte ?”

Il est maintenant allongé dans son lit, la tête sur l’oreiller. 
Je vois effectivement qu’il sert une feuille plastifiée sur son coeur.

– “Elle m’l’a donnée quand j’lui avais offri – le moment était trop intense, je n’ai exceptionnellement pas relevé – du champagne pour Noyël… Pour m’dire merci…”

Je reste silencieuse, à court de mots, en regardant dans le fond de ses p’tits yeux tristes… 

– ” Pass’que tu sais, moi, quand j’grandis, j’oublie souvent des trucs.”


Curieusement, maintenant, je souris intérieurement.

Moi qui pensais que leur condition de poisson rouge était inconsciente !
Finalement, ils se rendent compte qu’ils oublient aussi vite qu’ils apprennent.

– “Alors Il faut absolument pas que j’la perde cette carte, tu comprends…
Sinon plus tard, si j’vois plus la carte, je risque de l’oublier… ma maitresse… De plus m’souv’nir…
Y’ ‘faut k’j’garde sa carte près de moi… comme ça j’oublie pas…”

A cet instant, la tête me tourne : 

De sa mémoire de court terme défaillante ou de “l’abandon” de sa maitresse, je ne sais même plus ce qu’il y a de pire…

#FaitesDesEnfants
#LesLoopingsDuCoeur

Une p’tite flambée ?

Quand ils étaient tout petits, j‘ai mis ça sur le compte
de la simple maladresse.


La tartine qui tombe toujours du mauvais côté.


Même si ça n’est pas vraiment leur faute et que ça s’explique scientifiquement.

Le verre d’eau renversé à CHAQUE repas, de préférence sur mon téléphone portable. 

Mais, que faisait-il là, me direz-vous… 

Les p’tits coudes trempés dans la soupe aux brocolis parce qu’ils essaient de nous montrer comme-ils-arrivent-bien-à-faire-tenir-la-cuiller-entre-le-bas-de-leur-nez-et-le-haut-de-leur-bouche…
Et cet air ingénu avec lequel ils nous disent “Ah ? Où ça, maman, le coude ?” tout en levant bien haut la-dite articulation jusque dans le nez du frangin assis derrière, qui à cet instant précis, mime le même geste, repeignant alors le mur derrière lui…

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La moindre flaque d’eau… Ou la plus petite crotte de chien, au milieu d’un boulevard… Qui se retrouvent inextricablement sous leurs pieds. 

Une sorte de curieux mélange plus vrai que nature entre Pierre Richard et Scrat l’écureuil. 

On se dit que tout cela passera avec le temps. 

Mais, au bout de plusieurs – longues, très loooongues – années, on finit vraiment par se poser la question. 


Certes ils sont un peu moins maladroits – quoique – mais conservent cette capacité incroyable à se mettre 
en permanence dans des situations dangereuses :

J’avais laissé Trystan devant la télévision l’autre jour, pour aller travailler dans mon bureau, lorsque soudain, une odeur de brûlé est venue chatouiller mes narines. 

Descendant quatre à quatre les escaliers pour rejoindre la salle télé où se trouvait mon fiston – que je suspectais d’avoir initié ce nouveau foyer problématique – j’ai fini hors d’haleine devant le spectacle de mon Jujutrépide vautré par terre, obnubilé par Robin des Bois, son coussin bien collé sur la chaufferette à l’instant exact où celui-ci s’est enflammé.  

Quelques secondes de plus, et la moquette prenait feu à son tour.    


Il n’avait même rien senti. 

Il n’avait pas réagi.

Lorsqu’il m’a entendue hurler et transporter le coussin brûlant dans l’évier de la cuisine, ses seuls mots ont été : 

– “Mais maman… Je comprends pas… C’est moi k’ai fait bruler l’c’coussin ??”


… 

Monter sur le toit et risquer de se jeter dans le vide il y a quelques semaines
Manquer de faire flamber la baraque il y a quelques jours…
A un certain stade, on est presque obligé d’en tirer la seule conclusion valable qui s’impose : mes fils n’auraient JAMAIS survécu du temps de la préhistoire.


La nature semble avoir conçu ces petits êtres absolument et résolument décidés, dans tous leurs actes et gestes, à faire en sorte de mettre leurs vies en danger.

La question est donc : POURQUOI ? 

Ce fonctionnement a-t-il été imaginé par Dame Nature afin de faire régner la règle n°1 du cosmos : la terrible mais nécessaire sélection naturelle, et éviter ainsi la surpopulation ? 


Est-ce aussi la raison pour laquelle elle génère des jumeaux, afin de compenser les pertes ?…


Non la seule réponse plausible est la suivante : la Nature
 teste la capacité de résistance des parents, accélérant ainsi leur vieillissement et le renouvellement des générations qui auront survécu.

C’est certain.

Découvrir Be Up !

Il serait probablement assez indécent 

de se plaindre de l’hiver capétonien…

Quand on sait qu’il resemble grosso modo 

au meilleur été parisien que l’on puisse espérer. 


Néanmoins, et c’est le même problème partout dans le monde lorsqu’il pleut des trombes : il est difficile d’occuper les enfants durant cette période. 
D’autant qu’ici, cette période correspond aux grandes vacances. 

Voici donc, amis de Cape Town, le dernier paradis des enfants – et sauveur des parents – que je vous conseille vivement en cas de journée humide ou glaciale : BE UP Park

Situé à moins d’un quart d’heure du centre ville dans le quartier résidentiel de Pinelands, cette sorte de grand hangar décoré façon street art et magnifiquement aménagé, propose tout un tas d’activités géniales pour un prix ultra raisonnable : 

Un Labyrinthe géant pour les petits (+ de 3 ans) avec toboggans, filets, barres à grimper, bain de boules en mousse, terrain de foot suspendu, etc : ultra sécurisé, les mômes s’y précipitent avec délectation.


Pendant ce temps là, les parents peuvent les surveiller du coin de l’oeil en buvant un bon café ou en mangeant un délicieux panini :


Les plus grands (+ 120 cm) peuvent quant à eux s’exercer à l’escalade : 

S’amuser à l’Alti Game, sorte d’accrobranche à 5 mètres sur sol, mais sans arbres… Ni cordes : idéal pour travailler sur ses problèmes de vertiges !

Ou encore, profiter des immenses espaces de trampolines sur lesquels rebondir durant des heures :

Comme le centre est ouvert jusque tard le soir (20h00 en semaine et 22h00 le samedi), les adultes peuvent aussi venir s’y défouler entre copains !

A noter aussi, des salles et des packages tarifés spécifiquement pour les anniversaires d’enfants. 
Plus la peine de vous prendre la tête à la maison, les copines : ils organisent TOUT.

Bon weekend à tous !

La théorie de la relativité jujutrépidesque

En fait, un seul enfant à gérer, 

c’est TELLEMENT facile.

Surtout une fois qu’on n’en a eu plusieurs, en fait. 


Finalement, c’est comme beaucoup de jobs : on n’est vraiment préparé et efficace qu’une fois qu’on l’a déjà fait. 
Trystan est resté à la maison toute la semaine passée, complètement grippé :
Ce merveilleux petit a attendu d’être en vacances pour tomber malade. 
Quelle conscience professionnelle. 

Il a aussi eu le bon goût, chaque matin, de rester couché en visionnant des dessins animés sur son ipad, comatant discrètement sur sa couette en attendant que la fièvre redescende.


Certes, l’autre moitié des journées a été quotidiennement consacrée au perfectionnement de la position du poulpe : blotti sur mes genoux, le visage – dégoulinant de miasmes immondes – collé à ma joue. 

Mais globalement, je n’ai pu m’empêcher de noter qu’il est VRAIMENT beaucoup plus facile de s’occuper d’un enfant que de deux. 

En me relisant, je comprends tout ce que cette lapalissade pourrait avoir de déconcertant pour le lecteur… 

Non, chèr(e)s ami(e)s, le virus grippal n’a pas encore atteint la dernière partie saine de mon cerveau, celle que mes fils ont épargnée.

Les parents de jumeaux doivent même probablement trouver du sens à ce que je raconte : 
N’étant jamais passé par l’étape 1, mais ayant de suite sauté à pieds joints en case 2, le responsable d’une progéniture gémellaire découvre durant les rares moments qu’il réussit à passer en tête à tête avec l’un de ses enfants, qu’au pays des jujus, 1+1 n’égale pas 2, comme le pense la majorité des profs de maths. 

Non, chez les jumeaux, 1+1 = 3.
Au moins.
(Ne parlons pas des triplés…)

C’est la VERITABLE théorie de la relativité. 

Quand ils sont ensemble, les jumeaux forment un couple infernal à la créativité et à la puissance maléfique exponentielles : chacune de leurs idées démoniaques, au contact de l’autre, se développe et atteint ainsi des niveaux que deux esprits séparés – aussi retors soient-il – n’auraient probablement jamais réussi à égaler. 
Etant du même âge et du même degré d'(im)maturité, aucun n’est en mesure – contrairement aux enfants d’une fratrie – de dissuader l’autre lorsque la trouvaille du jour va vraisemblablement s’avérer être une énorme connerie ou même dangereuse. 
Et c’est l’entraide mutuelle qu’ils s’apportent, qui permet à leurs idées “géniales” de prendre corps : 
Atteindre une fenêtre seul, c’est dur. 
Quand quelqu’un vous fait la courte-échelle, c’est mieux. 

C’est la raison pour laquelle j’ai été assez étonnée lorsque Trystan s’est mis à pousser des cris d’orfraie, hurlant sur son frère : 

– “Noooooooon Tancrèd’ !!!! SURTOUT ne bois pas dans mon verre sinon tu vas  attraper mes mikrob’ et tomber bââlade aussi !”

Autant de sagesse soudaine de la part de mon fils m’a immédiatement parue suspicieuse : 

– “Et bin mon Trystan… Bravo, tu as parfaitement raison de lui dire ça à ton frère.” 

Naturellement, Tancrède n’a pu s’empêcher d’attirer un peu la lumière sur sa personne : 

– “Oui maman… Il a raison… D’ailleurs j’me sens pas très bien d’un coup, j’crois qu’chui en train de tomber malade…”

Sans plus attendre, réponse du frangin, qui a alors confirmé mes soupçons :

– “Non non non Tancrède, t’es pas bâââlade du tout toi. 
Tu vas au centre aéré, t’as compris ? 
Et moi, je reste à la maison. 
Avec MAMAN.”

Finalement, la solidarité jujutrépidesque semble tout de même avoir quelques limites.