Ils leur apprennent
les règles de sécurité domestiques
maintenant, à l’école !
C’est vraiment merveilleux.
L’autre jour, mes Jujutrépides se battaient pour savoir lequel des deux “m’essplikrait’ les règles trèèèèèèèès ‘zimportantes qu’il faut suivre pour pas se faire mal à la maizon”.
Après avoir reçu quelques claques de la part de son frère, Trystan a finalement eu le dessus – Tancrède, laissé pour mort sur le tapis d’entrée de la maison, à moitié étranglé, à bout de souffle et incapable de parler – et il s’est donc mis à énumérer fièrement la liste de son dernier apprentissage scolaire :
– “Alors tu wois, maman, c’est Trèèèèès zimportant de ne JAMAIS approcher de trucs électriques du bain, pass’que sinon, kriiiiiiiiitch ! On meurt lélétrokutés !!”
Malgré moi, une terrifiante et insoutenable image se forme dans mon esprit…
Je chancelle le long du bar de la cuisine, où le môme, de son côté, enchaine comme si de rien n’était avec la suite de son atroce programme :
– “C’est suuuuuuuper important aussi de JAMAIS laisser la queue d’la casserole d’eau qui bouille’ du côté où le p’tit bébé, OU MEME NOUS, HEIN, il peut l’attraper, pass’que s’il appuie d’ssus, y’a toute l’eau qui lui tombe sur la tête et après ‘faut aller IMMEDIATEMENT à l’hôpital.”
A ce stade, j’ai la gorge sèche. Je réalise qu’effectivement… J’ai toujours laissée la putain de casserole avec la queue devant…
Je suis une terrible mère.
j’ai failli tuer mes fils.
Ok, passons.
Je respire un grand coup, pour trouver la force d’écouter mon fiston me raconter ses horreurs.
– “Ah oui et pi’, y’a un aut’ truc HYYYYYPER grave maman ! Si on est pas malade il faut JAAAAAAMAIS aller fouiller dans l’armoire à pharmacie, là où y’a les médicaments. JAMAIS JAMAIS. Sinon on les avale et POUF ! On tombe PLAAAAF, parterre !”
Je regarde mon fils du coin de l’oeil, passablement énervée.
Je ne peux m’empêcher de risquer un :
– “Moui. Et donc quand maman te dit EXACTEMENT la même chose, tu avales quand même 10 tubes homéopathiques d’Arnica en cachette ?
(Notez bien qu’avec tous les coups qu’ils se prend régulièrement dans la cour de récrée ou avec son frangin, ça ne peut pas lui faire grand mal…)
Mais quand c’est la maitresse qui le dit, ça compte, c’est ça ?!”
Je vois mon fils qui me regarde alors, le visage serein, les yeux pétillants de vie et qui me répond :
– “Naaaaaaan, mais maman, ça j’lai fait y’a loooooongtemps, c’était avant, quand j’étais encore en Moyenne Section !”
– “Moui, et donc ?”
– “Et bin, c’est que j’étais trop p’tit pour comprendre quand t’essplik’. C’est pas la maitresse, c’est zuste moi qui suis dev’nu GRAND maint’nant !
#LesEnfantsCesMaitresDeVie





















