Les chaussettes de l’archiduchesse
Je vaquais à mes occupations diverses et variées l’autre jour
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| WHAT’CH UP DOOOOOC’ ? |
Blablablablablablablabla bla. Blablabla. Bla.
A vous aussi,
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Découvrir la randonnée d’Orange Kloof
Sachez-le, amis capétoniens :
Accessible depuis le rond point de Constantia Nek, cette randonnée de près de 10 km et 5 heures de marche – si vous la faites en entier – traverse le versant nord-est du massif de la Montagne de la Table, et s’étend sur une zone totalement protégée : un lieu de conservation de la faune et de la flore exceptionnel.
Un permis officiel est nécessaire pour prétendre s’y aventurer, et il n’offre le droit à la balade que pour 12 personnes chaque jour, avec un guide accompagnateur obligatoire !
Autant vous dire qu’on est plutôt pénard durant la marche, pas vraiment gêné par le touriste.
Le marcheur passe d’un chemin à flan de colline, à une gorge ombragée qui serpente au travers d’une forêt primaire intacte de Yellowoods…
… Le long de la Disa River et du Woodhead Tunnel – percée de 600 mètres dans la Montagne de la Table – qui servit à acheminer l’eau potable jusqu’à la ville du Cap à la fin du 19ème siècle :
… Avant de découvrir des trous d’eau cristallins et purs, dont la transparence se reflète dans les couleurs chatoyantes des sols…
… Et d’atteindre enfin le clou du spectacle : la cascade de Hell’s Gate découverte en 1895.
Le fynbos originel reprend donc ses droits, et avec lui les quatre principales familles de plantes endémiques de la région :
– les Géophytes : plantes vivaces à bulbe qui résistent particulièrement bien à la chaleur et aux incendies fréquents
– le Restio, sorte de chaume dont les Sud Africains ont longtemps usé pour construite les toits de leurs maisons au Cap.
– les Bruyères aux couleurs flamboyantes.
– les Protea, symbole de l’Afrique du Sud.
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| Gladiolus brevifolius (Autumn Pipes) |
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| Disa Ferruginea (Cluster Disa) |
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| Indigofera Filifolia Famille des pois de senteur. |
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| Amaryllis Belladonna (March Lily) |
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| Syncarpha Vestita (White Everlasting / Cape Snow) L’Immortelle version sud africaine. |
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| Disa Graminifolia (Blue Disa) De la famille des orchidées sauvages, endémique au Cap. |
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| Aristea Africana. |
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| Drosera trinervia : plante carnivore typique de l’Afrique du Sud. |
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| King Protea, la plus célèbre des fleurs sud africaines ! |
Une forêt indigène unique.
L’un des fynbos les plus variés de la région, notamment avec la Disa Uniflora, une orchidée rouge sauvage, rarissime et ultra protégée qui pousse entre janvier et mars, spécialement le long des parois humides des chutes d’eau de cette réserve naturelle.
Des paysages à couper le souffle.
Une tranquillité, une solitude et un sentiment d’exclusivité que l’on retrouve rarement ailleurs.
Attention, les réservations se font en moyenne trois mois à l’avance.
Contactez donc Justin, ingénieur passionné de botanique et reconverti dans les randonnées, qui vous fera découvrir ce petit paradis.
“Ronfler, c’est dormir tout haut.”
Bon.
Je n’en sais rien.
M’enfin, c’est pas l’propos.
Le sujet du jour est délicat à traiter.
Mais il fait partie de notre quotidien de couple et joue définitivement sur notre santé physique et morale.
J’ai donc considéré qu’il fallait l’aborder.
Mardi.
22:07.
Genial.
Il a accepté d’éteindre la lumière tôt.
Pas besoin de se bagarrer ce soir.
Trop contente.
Trois minutes passent.
Ton esprit divague avec délices et sombre dans ce brouillard typique qui précède l’endormissement.
Et c’est là que tu l’entends.
Le “zzzzzzzzzzzzzzzzzzz….”
Qui monte.
Là, tu sais que tu as perdu la partie.
Et c’est foutu.
Le raclement de fond de gorge qui s’intensifie.
Denis Papin est sur sa lancée.
Mais il se rebiffe d’un : ” Maiiiis grrrrrmgnnnnph. Merde chérie, KÔÂ !!?”
– Tu secoues le matelas en te demontant le dos.
– Tu siffles.
– Tu tentes même un “chuuuuuuut !!!!” asséné avec le plus de douceur possible.
– Tu essaye de le pousser pour qu’il se retourne. Mais 90 kilos profondément endormis, ça ne se bouge pas comme ça…
Une fois les premières vingt minutes écoulées, tu insistes avec un léger “Chéri…S‘il te plait…” susurré dans ton coin.
Tout aussi inefficace.
Enfin… Au début. Pass’qu’avec le temps tu as pris l’habitude de les laisser sur ta table de nuit. Tu n’as plus qu’à tendre le bras. Rapport à la régularité avec laquelle tu les utilises.
Non, non : mousse, cire, coton, j’ai tout essayé.
Aucune ne fonctionne.
Elles atténuent juste légèrement le raffut.
A ce stade, tu cales ton esgourde gauche sur l’oreiller et tu poses ta main droite sur l’oreille droite, voire tu recouvres le coussin dessus, en pressant avec tes doigts.
Tout redevient possible !
Retour à la case départ.
Vous savez : la personne inspire. Puis bloque sa respiration. Au début tu te dis que ça va aller. Au bout de 30 secondes tu t’assois dans le lit et tu t’approches de lui pour écouter. Après une minute entière de silence, tu es en panique. Et au moment où tu décides de hurler car tu crois qu’il est en arrêt cardiaque : “PFFFFFFFFFFFFFFFFFLLLLLLLLL…..”.
Il te déblatère – tel le chameau – une énorme goulée de dioxyde de carbone dans la tronche.
La bonne nouvelle, c’est que tu es soulagée : il est vivant.
La mauvaise, c’est que tu as maintenant totalement perdu le fil de ton sommeil.
T’as les quinquets grands ouverts, même épuisée.
Tu n’en peux plus, tu as besoin de dormir.
Alors tu finis par le secouer UN BON COUP.
Je sais.
Sympa, l’ambiance chez nous, sur les coups d’une heure du mat’…
Là, tu sais que tu as entre une et trois minutes avant que le cauchemar ne reprenne.
(Et tu sais que dans un sommeil aussi profond, il serait bien capable de te coller un pain.)
Sur les coups de 02:00 ou 03:00 du mat’, tu t’endors d’épuisement.
Dur dur d’être un p’tit expat’ – Chapitre 1
Avec le temps, je réalise qu’on se complique parfois vraiment trop la vie, avec les enfants.
Avec le temps, je réalise qu’on se complique parfois vraiment trop la vie, avec les enfants.
Dernier jour avant les vacances scolaires de février, il y a de cela une quinzaine de jours.
Je me débarrasse sur le siège avant gauche – on conduit à droite ici, je vous rappelle – des nombreux cahiers, sacs, travaux et autres oeuvres d’art produites par mes Jujutrépides chéris durant les six dernières semaines, et qui valent leur pesant d’or massif.
Les enfants grimpent dans la voiture et s’attachent.
On démarre.
Je n’ai pas encore eu le temps de passer la première pour descendre du trottoir, que Tancrède prend immédiatement la parole :
– “MAMAN ! La vie, ELLE EST PAS ZUSTE !”
Je pressens que l’après-midi va être mouvementé.
– “Ah oui, mon coeur ? “
– “POURQUOI maman est-ce que nous, not’ famille, y’ vivent PAS avec nous !?!?!?”
– “?!?!?!?!? Je n’ai pas compris chéri, De quoi parles-tu ? On vit tous ensemble à Cape Town avec toi, ton frère, ton papa et moi, non ?”
– “Nooooooon ! Ze parle des aut’ gens d’la famille et de tous les gens k’on aime !”
– “Et de me citer les noms de tous ses amis sud africains ou français installés sur le long terme au Cap, qui vivent à côté des papys, des mamies, des cousines et autres taties du douzième degré.”
Je réalise que c’est officiellement la première fois depuis leur naissance qu’ils se plaignent de notre vie de nomades.
Ayant moi-même vécu la majeure partie de mon existence à l’étranger, je m’aperçois que je n’ai jamais vraiment réfléchi à l’éventualité que cela ne leur convienne pas, ni anticipé le moment où nous aurions cette discussions pourtant assez inéluctable.
– “Mon amour, je comprends, oui, c’est dur d’habiter loin des gens qu’on aime… Heureusement on les voit chaque année, pas vrai ?”
– “Oui mais c’est pô beaucoup maman…”
– “Non, c’est pas beaucoup…”
– “Pourquoi ils viennent pas tous vivre ici ?”
– “Mais ils ont tous leurs vies, mon amour, leur travail, leur maison, tout ça… Tu comprends ?”
– “Oui…”
– “Mais tu sais mon coeur, il y a beaucoup de bonnes choses ici… Un beau ciel bleu presque toute l’année au lieu de la pluie, l’océan, la nature partout autour de nous au lieu de la pollution… Vous apprenez l’anglais, vous avez plein d’amis qui viennent de plein de pays différents…”
Le silence de mon fiston commence sérieusement à m’angoisser.
Je décide alors de sortir ma carte maitresse, celle qui fait mouche – sans mauvais jeu de mot – 92,7% du temps :
– “… Et puis… On voit plein d’animaux INCROYABLES ici, des lions, des éléphants… “
Silence.
– “… D’ailleurs la semaine prochaine on repart faire un safari dans un endroit où y’a PLEIN DE RHINOCEROS !”
– “… Un SAFARI !?!? DES RHINOS ! CH’EST VRAI !?”
– “Bin oui…”
– “Supeeeeeeer maman ! ‘KRO BIEN ! Alleeeeeez, on va faire les valiiiiiiises !”
Comme quoi, souvent, avec les enfants, mieux vaut faire simple.
Mère Indigne
COMMENT ils arrivent à retourner
Les ailes du nez qui qui gonflent, comme quand il s’apprête à fondre en larmes.
Et m’installe confortablement dans mon siège.
…
#PasDePitiéPourLesJujus
Ta mère-en-vacances
Nous revenons tout juste de congés,
Apres la sociologie des sacs-de-mères et celle des mères-aux-goûters-d’-anniversaires, c’est donc l’occasion pour moi de vous parler du comportement DES-MÈRES-EN-VACANCES !
Martine et le sac à langer.
Martine fait des gâteaux.
Martine à la plage.
Quelles sont les situations et les attitudes communes des mères lorsqu’elles sont en vacances avec leurs gamins ?
(Enfin… “Vacances”… On s’cromprend.)
Autrement dit : à quoi reconnait-on une maman d’enfant(s) en bas âge parmi les femmes présentes sur un lieu de villégiature ?
Alors commençons par le commencement :
Tu as celle qui essaye désespérément de sortir de la piscine à vagues.
Elle marche bizarrement.
Mais c’est normal : son môme de deux ou trois ans est accroché à sa cheville.
Elle le traine littéralement derrière-elle, tel le boulet – sens propre et figuré – qu’il est.
Elle ne s’en rend même plus compte.
Elle vise juste sa serviette, posée sur le sable à 11 mètres cinquante de là.
Elle se dit d’ailleurs que c’est l’occasion de travailler au raffermissement des cuisses.
Tu l’aperçois alors qui se tient bien droite, les épaules abaissées, et qui force sur les abdos histoire de tirer le meilleur bénéfice musculaire de son haltère infantile intégrée.
Mais je vous l’accorde : c’est trop facile.
Puisque sa marmaille est scotchée à elle.
Citons donc d’autres exemples plus subtils :
Tu reconnais les mères, car ce sont celles qui ne bouquinent pas, peinardes, sur la plage.
Elles ne roupillent pas, grillant lentement au soleil, badigeonnées – tel de jolis gigots-de-sept-heures – d’huile-à-paillettes-qui-sent-prodigieusement-bon.
Non.
Elles, elles ressemblent à Robocop.
Voire à Terminator, avec son oeil carmin :
Elles sont tendues comme les arcs des samouraïs.
Assises, rigides, sur leur transat.
Le dos droit, les jambes croisées.
Tous les sens en alerte.
Derrière leurs lunettes de soleil, leurs yeux balayent la piscine, les toboggans ou le parc tel les radars infrarouges-dernière-génération : elles surveillent leur progéniture.
Celle-là même qui se donne tant de mal pour s’éclater la tête sur un rocher / se noyer / brûler des épaules qu’elles ont pourtant pris soin d’enduire de crème 50 / emmerder les autres vacanciers en leur balançant du sable dans la tronche ou en piétinant leur serviettes…
Toussa toussa.
Mais le meilleur indice, reste celui-là :
Tu reconnais la mère car à partir du moment où une femme a procréé, elle présente toujours le même symptôme qui la trahit, quelque soit les circonstances :
Dès qu’un môme hurle “mamaaaaaaaan !”, elle se retourne.
Elle sait qu’il n’est pas à elle.
Elle le sait, car elle ne quitte pas le sien des yeux.
(Il creuse justement des trous dans le sable juste devant elle.)
Elle le sait car elle reconnaitrait la voix de son petit parmi tous les enfants de la planète.
Mais elle se retourne quand même.
Elle n’y peut rien.
C’est plus fort qu’elle.
C’est pavlovien.
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Découvrir le sculpteur sud africain Dylan Lewis
Aujourd’hui, j’avais envie de partager avec vous
Pourquoi les mères passent-elles leur temps à hurler ?
L’autre jour,
Oui et non.
J’ai ri de bon coeur en me retrouvant intimement dans le personnage de cette nana hystérique.
Mais ma gorge s’est serrée en pensant que nous en étions toutes plus ou moins là, devant les mêmes déboires et le même naufrage de la parentalité idéale que nous imaginions, avant d’avoir des enfants.
Pourquoi les mamans passent-elles leur existence à hurler ?
En tout cas la mienne.
Craquage
Rabâchage
Indifférence
Solution
A noter qu’à ce stade de notre existence, nous avons tendance à mettre les enfants et les maris dans le même sac, leurs attitudes et leur réactions présentant certaines similarités assez déroutantes.
Parce que nous passons notre vie à lutter contre la fatigue, voire même l’épuisement, notre premier geste du matin – sortir du lit – est déjà une bataille.
Comme nous ne sommes pas des sur-femmes ni des licornes magiques, nous finissons par craquer.
–> Solutions :
* Nous forcer à nous reposer. Parce qu’une mère qui n’avance plus, c’est une famille qui pédale dans la s’moule.
* Baisser notre niveau d’exigence (propreté et rangement de la maison, rapidité de règlement des questions en suspend, etc.)
Que ce soit le mari (souvenez-vous, ici) ou les gosses, il nous faut répéter en moyenne 30 à 40 fois la même demande pour obtenir un (début de) résultat.
–> Solutions :
* Obtenir plus d’aide du père, de la famille, des amis, de l’extérieur.
* Baisser notre niveau d’exigence (propreté et rangement de la maison, rapidité de règlement des questions en suspend, etc.)
3. L’indifférence
Parce que nous faisons encore trop de choses seules.
Parce que nous n’avons en général pas assez d’aide.
Parce que trop de responsabilités du quotidien reposent encore sur nos seules épaules, dans l’indifférence générale et souvent du couple.
Parce que cela conduit à réduire comme peau de chagrin le temps disponible pour nous-même et notre épanouissement personnel.
Et parce que dans ces conditions, devenir mère rime avec un pénible sentiment d’aliénation de notre liberté, nous avons alors tendance à nous laisser aller à la frustration.
Et quand on est frustrées, nous, les femmes, on gueule.
–> Solutions :
* Améliorer notre communication de couple en réussissant à faire passer les messages qui nous sont prioritaires.
* Baisser notre niveau d’exigence (propreté et rangement de la maison, rapidité de règlement des questions en suspend, etc.)
Parce que clairement, quand on hurle, ça marche.
Mais c’est ainsi…
* Se forcer à chuchoter lorsque nous sortons de nos gonds, en lieu et place des cris. Pour vous entendre, les autres doivent se taire et tendre l’oreille. La méthode présente aussi l’avantage de vous obliger à faire redescendre votre colère. Il semblerait que son efficacité dépende toutefois de votre autorité naturelle. A bon entendeur…



















































