7:50,
– “MAMAAAN !!! TANCRED’ IL EST INSUPPORTABLE, IL ECOUTE Z’AMAIS QUAND ON LUI PARLE !!!!“
Avant même que j’ai pu intervenir, la réponse cruelle, impitoyable et sans appel de son frangin :
Les Folles Aventures d'une Mère de Jumeaux
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| Votre dernière vision avant de vous endormir. |
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| (quasi) Pleine lune en plein jour… |
Bien évidemment, comme toujours, la version jujutrépidesques de ce simple et très classique jeu d’enfants ne manque pas de … piquant.
(Pour comprendre la blague, lisez la suite.)
J’étais exceptionnellement allongée l’autre fin d’après midi, terminant un article sur mon ordinateur, lorsque j’ai aperçu les Jujutrépides traverser subrepticement ma chambre à quatre pattes, une autruche en peluche à la main raclant le sol avec eux, le long de mon lit, croyant ainsi passer inaperçus.
Merci de vos retours.
PS 1 : Je SAIS que c’est une question de nombre de récepteurs de la douleur présents dans le corps… M’enfin on peut en rire deux minutes, quand même.
PS 2 : Franchement, entre nous, c’est encore une inégalité épouvantable. Surtout lorsqu’on pense que les médicaments et tout le système de prise en charge médical de la douleur sont basés sur des tests effectués sur des hommes…
M’enfin ça, c’est un autre débat.
Une rencontre exceptionnelle.
Lorsqu’on découvre l’Afrique du Sud, l’histoire qui nous est contée commence souvent à l’arrivée des premiers Européens au Cap, les Portugais Bartolomeu Dias et Vasco de Gama notamment, à la toute fin du 15ème siècle.
Il a lutté avec quelques uns de ses compatriotes contre un projet de rachat privé américain (financé par… Donald Trump !) d’urbanisation de luxe de ce pic sacré en 2010, faisant courageusement face à l’armée sud africaine alors envoyée pour les déloger à coup de balles en caoutchouc.
Sa ténacité et celle des siens à payé puisque le projet a été abandonné pour de bon.
Xoma est même parvenu, grâce à sa nouvelle notoriété, à se faire financer par l’état sud africain une maison “ecofrienly” (écologique et durable dans sa construction et ses matériaux), façonnée dans le respect de ses convictions traditionnelles (orientation, ouvertures, circulation de l’air, etc) au pied de la colline magique, entourée de ses animaux d’élevage.
La vue panoramique sur le port de Hout Bay en prime !
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| Sa collection de bonzaïs, plantés dans des coquilles d’ormeaux. Rien ne se perd… |
L’intérieur de sa maison est un étonnant mélange de traditions et de modernité.
Sa force est d’assumer avec confiance et décontraction l’alliance entre ce qui peut paraitre comme deux notions opposées, mais qu’il parvient à réunir autour du concept d’utilité pratique.
Quand la technologie lui facilite la vie, il prend : l‘électricité pour voir clair la nuit et lire, le téléphone pour appeler sa famille dans le Kalahari, les lunettes de soleil pour protéger ses extraordinaires yeux bleus ultra sensibles à la lumière, hérités de son arrière-grand-mère et de la tragique et violente histoire coloniale…
Lorsqu’elle risque de l’envahir et ne lui apporte pas assez de bénéfices immédiats, il la refuse.
Il a également ouvert une clinique médicale, tenue par sa femme, pour les plus pauvres du quartier et essentiellement basée sur leurs connaissances des plantes médicinales.
La sauge pour la purification bactérienne et spirituelle de l’espace et pour confectionner des matelas plus doux et moelleux que le coton, qui éloigne tous les insectes et les parasites, tout en soignant les affections cutanées durant la nuit quand la peau est en contact avec la plante.
L’ail sauvage pour éloigner les mauvais esprits et lutter contre les affections de l’hiver.
Le Buschu, plante “miracle” typique et endémique de la région qui soigne aussi bien la pression artérielle, que le diabète et les infections respiratoires.
La carotte jaune sauvage contre l’infertilité masculine… !
Et beaucoup d’autres encore.
Tous ces végétaux sont récoltés dans les montagnes allentours.
Son authenticité, sa vitalité, sa joie de vivre malgré les épreuves et sa sagesse, sont particulièrement émouvantes.
Comme il le dit bien volontiers lui-même, il est un musée à lui tout seul, de légendes et d’événements du passé sur lesquels il pose un oeil différent de celui des livres d’histoire (de propagande ?) officielle.
Ses paroles de bon sens et de respect de la nature et des hommes – prodiguées dans un anglais parfaitement clair – nous amènent à réfléchir sur notre mode de vie et à nos convictions personnelles.
L’une de ces vraies et belles rencontres qui laissent des traces tout au fond du coeur.
Nota Bene : il a besoin de fonds pour financer une installation de panneaux solaires qui annuleraient sa facture électrique, et des clôtures qui lui permettraient d’élever des springboks.
Si certains d’entre vous souhaitent l’aider, contactez-moi !
– “Mamaaaaan ? Tu dooooors ???

“

Et puis au milieu, entre ces deux extrêmes, il y a plein de gens.
Dont moi.
Pas stressée outre mesure, confiante dans la compétence de leurs enseignants, mais tout de même préoccupée de leur avenir, notamment aux vues de l’actualité politico-économique mondiale toujours plus folle.
Pourtant, je n’aurais jamais cru être de ces mères qui cogitent et s’inquiètent à l’idée de voir un jour ses enfants devenir des adultes, en quête du bon chemin sur lequel orienter et développer leurs vies.
Faut-il les former, les façonner… les formater ?
Faut-il les instruire, les outiller en leur faisant entasser et bâtir des tas de connaissances ?
Faut-il les éduquer, les guider hors des sentiers battus et des cadres ?
Un peu tout ça à la fois ?
Comment savoir ?…