Je réfléchissais
Je sais, comme souvent, ça n’est pas bon signe.
Je me mets à me poser plein de questions de fond.
J’hésite.
Je me demande…
Je regardais mes jujutrépides faire leurs devoirs, la petite langue au coin du bec et les doigts serrés sur leur stylos en train de faire leurs lignes de mots…
Et je me disais que la décision de faire un enfant est décidément la plus importante que nous ayions à prendre, au cours d’une vie.
Je me demandais ce qui nous pousse à nous lancer dans cette aventure ?
Un regard rapide en arrière sur six années de parentalité gémellaire m’ont amenée à douter et m’interroger tant de fois déjà, que je n’ose imaginer ce qui m’attend encore durant les quarante prochaines.
Mais certaines convictions intimes me mènent à penser qu’être prêt à faire un enfant, ça n’est pas d’avoir assez d’argent ou une situation professionnelle suffisamment stable.
Décider de devenir parent c’est sentir et savoir au creux de soi que l’on a envie d’accompagner, des années durant, jour après jour, heure après heure, un enfant sur le chemin de la connaissance de lui-même.
C’est accepter l’idée qu’on retire un plaisir et une satisfaction sincère et profonde à aliéner une partie de soi pour prendre soin d’un autre.
C’est sentir qu’on dispose d’une réserve d’amour et de patience suffisante pour les mettre à disposition d’un petit être dont l’essence-même est de les tester et de les mettre à l’épreuve.
C’est la conviction simple que l’on a placé un nouvel esprit sur le chemin du progrès de l’humanité et qu’il va nous falloir l’aider tant que possible à tenir la route.
Certains jours, c’est écrasant.















































