Nous discutions l’autre soir
Les Folles Aventures d'une Mère de Jumeaux
En cette veille de weekend, je vous propose de découvrir l’unique et dernier moulin hollandais encore en activité en Afrique du Sud : le Mostert’s Mill !
Cette cage supérieure abrite le mécanisme du moulin : un arbre, un rouet monté dessus, un pignon solidaire de l’axe vertical qui actionne la meule de pierre qui broie les grains de blés – préalablement séparés de leur tige qui deviendra la paille pour le bétail – produisant ainsi la farine !
Il faut en moyenne 3 heures de vent pour moudre 10 kilos de farine, qui généreront 20 miches de pain.
A la différence des moulins à eau dont le débit est réglable à l’avance, les moulins à vent nécessitent une présence et une surveillance humaine quasi constante, sous peine de voir le moulin stagner ou au contraire s’emballer sous la force du vent.
(Je vous renvoie à la comptine pour enfants bien connue, du meunier qui roupille et du moulin qui va trop vite.)
La visite est vraiment intéressante, et particulièrement amusante à faire avec des enfants qui découvrent ainsi l’origine de cet aliment basique de notre alimentation, ainsi que l’un des plus traditionnels et vieux métiers du monde.
La Tête est un petit troquet situé au 17 Bree Street.
Comme son nom l’indique, l’inspiration y est française et l’on peut y déguster des abats.
Pas franchement votre cup of tea ?
Je vous explique pourquoi cela n’a aucune espèce d’importance, et pour quelle raison il vous faut absolument y faire un tour :
La Tête, c’est l’histoire de deux frères sud africains, l’un financier l’autre chef entrainé dans les meilleurs restaurants londoniens, qui ont décidé de proposer une cuisine originale aux habitants du Cap.
On mange merveilleusement bien à Cape Town, mais il est vrai que la proposition, si elle est excellente, est relativement toujours la même : une cuisine locale de saison et de très bonne qualité, fusion et semi-gastronomique.
Ici, c’est différent. D’abord du fait des produits utilisés mais aussi parce que les plats proposés ont tous beaucoup de caractère.
A vrai dire, la réussite de ce restaurant vient de sa capacité à allier avec succès des trucs tout à fait improbables :
Un intérieur monochrome un peu frais, très art-déco, mais qui assure malgré tout une ambiance brasserie conviviale.
Une cuisine roborative faite d’oreilles et de queues de cochon, de tripes, de foies et autres rognons ou langue de boeuf, mais aussi de très nombreux plats de la mer ou végétariens ultra savoureux et étonnants.
Un service aux petits soins, un poil élégant, mais ultra chaleureux.
Le menu est une liste de plats formats tapas à partager, malgré tout généreux.
Voici un petit aperçu, histoire de vous donner envie !
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Une salade de céleri sous toutes ses formes.
Radis, fenouil, persil plat, câpres et moutarde à l’ancienne.
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Haricots blancs braisés, oignons nouveaux croquants, crème fraiche !
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Poulpe aux câpres, au zetes de citron, fenouil, persil et huile d’olive
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Bouillon de moules aux lardons, poireaux et petits légumes
à saucer sans modération.
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Coeurs de poulet et son gratin dauphinois, sauce au piment.
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| Madeleines toutes chaudes, fraichement sorties du four ! A la douzaine ou la demie-douzaine, au choix. |
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| Le Petit Spirou… |
Les mecs qui ont fondé une tribu et que l’on retrouve quotidiennement aux fourneaux, avouons-le, c’est assez rare. Dans la très grande majorité des cas, leur contribution culinaire familiale se résume à quelques incursions annuelles. Et pourtant, tous ont tendance à se précipiter et à proposer – imposer ?! – leur aide à la seconde où les beaux jours arrivent, ou lorsque le mot magique – barbecue – est prononcé.
Je crois fermement que cet empressement soudain et ciblé a tout à voir avec le rituel qui l’accompagne : des fils ou une bande de potes, autour d’un feu, avec une bestiole fraichement découpée qui grille sous leur nez, un verre de quelque chose dans une main – je dis ça pour éviter les poncifs… Mais tout le monde s’accordera probablement sur la bière ou le rosé – et la pince dans l’autre.
Avec le chef opérant sous les yeux de ses pairs, qui tantôt l’encouragent, tantôt le charrient, tous liés par le feu sacré qui les réunit et qui ne manque pas de nous rappeler certains rites de passage ancestraux.
D’ailleurs, cette affaire les remet tellement bien en selle dans leur masculinité, qu’ils se sentent soudain capables d’assumer de porter un tablier – symbole féminin par excellence, qu’il soit rose ou à dentelle n’y change rien – et des gants-moufles protecteurs qui les font ressembler à Winnie l’Ourson plus qu’à un féroce Grizzli des plaines enneigées du Canada…
Peu importe : ils ressortent de l’aventure rassurés et apaisés.
Elles se déplacent grâce au vent et aux courants marins, mais aussi avec les millions de bateaux qui croisent dans les mers chaque année, transportées dans les ballasts des navires. Elles disposent également de leur propre moyen de propulsion, en pulsant grâce aux bandes contractiles qui tapissent l’intérieur de leur cloche.