Cela devait bien finir
par arriver.
Encore l’une de ces étapes essentielles dans la vie des enfants.
Comme celle où ils expérimentent la marche pour la première fois, et le sentiment de liberté qui l’accompagne…
Ce moment où ils se lancent dans la parole, et le monde infini de l’expression de soi qu’elle libère…
Voici donc venu le temps où nos Jujutrépides découvrent la communication écrite.
Pour nous les adultes, il s’agit surtout d’un exercice de devinette, de déchiffrage voire même de traduction, qui ne va pas sans dommages collatéraux psycho-physiologiques : après avoir saigné des oreilles durant toutes ces années, ce sont maintenant nos yeux qui souffrent de la créativité orthographique débutante de notre progéniture.
Mais pour eux, c’est visiblement tout un nouveau monde des possibles qui s’ouvre; un boulevard qui leur permet désormais de :
1. Se faire pardonner de leur maman, lorsqu’ils ont fait une énorme bêtise.
1. Se faire pardonner de leur maman, lorsqu’ils ont fait une énorme bêtise.
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| (Traduction : Maman, tu sais, on t’a préparé un bon petit déjeuner) |
2. Se faire pardonner de leurs amoureuses, lorsqu’ils ont fait une énorme bêtise.
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| (Traduction : Je t’aime Maxine) |
3. Se faire pardonner du Père Noël, lorsqu’ils ont fait une énorme bêtise.
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| (Traduction : Père Noël, prends ce sapin.. Complément : que j’ai fait pour toi) |
Pour une raison qui m’échappe encore, nos petits diables ont percuté que les mots doux et les lettres apaisaient l’âme et calmaient les p’tits nerfs de ceux – nombreux – qu’ils ont offensés.
Et puis, ils savent qu’en se donnant autant de mal pour s’exprimer, il attendrissent leurs interlocuteurs, malgré tout souvent acquis à leur cause.
Malins, ces Jujus.
Et puis, ils savent qu’en se donnant autant de mal pour s’exprimer, il attendrissent leurs interlocuteurs, malgré tout souvent acquis à leur cause.
Malins, ces Jujus.



