Bon, je ne le fais pas souvent.
Mais là… Oui.
Je suis d’accord,
c’est important.
J’ai reçu ces derniers temps, plusieurs messages de mes p’tites lectrices un peu jeunettes – i.e. dans leur vingtaine – qui me demandent avec angoisse COMMENT SAVOIR SI ELLES SONT PRETES A AVOIR UN ENFANT.
??????!!?????
Quelle ironie.
Me demander à moi.
Mais mes chéries…
Me demander à moi.
Mais mes chéries…
Mes PAUVRES, PAAAAUVRES chéries.
Je n’ai jamais été capable de répondre à cette question pour moi-même, alors imaginez un peu pour vous…
Ne le prenez pas personnellement, mais EN GROS : c’est à vous de voir.
Je sais, ça fait moyennement avancer le schmilblick, cette affaire.
Malheureusement c’est la seule réponse sensée à vous donner.
Il y a bien les Blanche Neige qui croyaient être prêtes et qui… L’étaient.
Elles, elles nous énervent un peu.
Mais enfin… Il est heureux qu’il en existe quelques unes, malgré tout.
C’est comme pour les troupeaux d’éléphants : celles qui sont un peu plus débrouillardes que les autres prêtent main forte à celles qui s’y prennent comme des manches…
Il y a aussi les Cendrillon qui croyaient être mûres – comme la citrouille de leur carrosse – mais qui se réveillent le lendemain de l’accouchement avec une sérieuse gueule de bois, au propre comme au figuré.
Il y a aussi celles qui doutaient affreusement avant.
Et qui doute encore plus après…
Et puis pour finir, il y a les miraculées : celles qui pensaient en être absolument incapables, et qui finalement s’en sortent vaguement.
La conclusion majeure de ces observations est donc qu’il n’y a AUCUNE règle : votre future réaction est imprévisible.
NÉANMOINS, et afin d’éviter de passer pour celle qui contourne le problème et qui fait semblant de ne pas avoir entendu la demande, j’ai mis au point un petit questionnaire.
A toutes fins utiles, comme on dit.
Mes poulettes, c’est bien simple, si vous êtes capables de répondre OUI ne serait-ce qu’à vingt pour-cent des questions ci-dessous, c’est que vous êtes (probablement) prêtes à devenir mères.
Etes vous capable de :
1- Supporter d’entendre un môme hurler durant plus de cinq heures – d’affilées – sans avoir envie de vous jeter par la fenêtre NI de balancer le gosse par dessus la balustrade ?
2- Vous balader dans la rue avec un chemiser un peu tâché de vomi – on dit “régurgitation” quand on devient mère, ça sonne moins dégueu’ – pendant la durée d’un rendez-vous professionnel ?
3- Supporter de ne pas dormir plus de deux ou trois heures par jour durant trois cent jours.
D’affilé ?
D’affilé ?
4- Trouver les coquillettes au beurre délicieuses et même totalement addictives ?
5- Considérer que finalement, le sexe, c’est très surfait ?
6- Voir, au supermarché, un môme se rouler par terre de colère aux pieds de sa mère – faire un insupportable caprice, donc – sans pour autant lever les yeux aux ciel ni secouer la tête en soufflant.
Mais en regardant la nana visiblement submergée par la situation avec une sincère empathie, puis en vous avançant doucement vers le gamin, avant de réussir (sinon, ça compte pas, hein) à attirer son attention ET à le faire rire ?
Mais en regardant la nana visiblement submergée par la situation avec une sincère empathie, puis en vous avançant doucement vers le gamin, avant de réussir (sinon, ça compte pas, hein) à attirer son attention ET à le faire rire ?
7- Marcher PIEDS NUS sur des lego sans pleurer ni geindre de douleur ?
8- Retourner à table finir votre repas après avoir torché votre gosse, sans rendre votre déjeuner ?
9- Ne faire de shopping qu’une seule fois par an, en trente cinq minutes ?
10- Déambuler dans une fête foraine, vous assoir et écouter, puis décider, en toute connaissance de causes, que ce fond sonore vous accompagnera continuellement pour les quinze prochaines années ?
Voilààààààà !
Sur ce, je vous laisse.
Bon courage.
Ne vous inquiétez pas, on ne dirait pas, comme ça à première vue.
Mais apparemment, c’est faisable.
Même qu’il s’agit d’une des plus fascinantes aventures humaines.
Ne vous inquiétez pas, on ne dirait pas, comme ça à première vue.
Mais apparemment, c’est faisable.
Même qu’il s’agit d’une des plus fascinantes aventures humaines.
Sinon ça fait un bail qu’il n’y aurait plus personne sur la Terre.

Morte de rire le questionnaire 🙂 Evidemment, et c'est d'ailleurs exactement pour CA que l'espèce humaine ne s'est pas encore éteinte, on peut tout à fait être mère ET ne pas être capable de tout ça (en tout cas moi chuis pas cap' et pourtant chuis mère, enfin il parait…).
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Bonjour Tara ! Oui Sacrée challenge ! Probablement qu'on n'est jamais vraiment vrai. Et qu'il faut juste se lancer. A bientôt !
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